samedi 18 avril 2026

L'irrémédiable déclin de la France

 



    "Pour rencontrer l'espérance, il faut être allé au-delà du désespoir".

                                 Georges BERNANOS


                     Une chronique qui, comme le dit son auteur, sonne comme un ultime avertissement. Les chants désespérés sont les chants les plus beaux!...

                           

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         Réf. :  Le Figaro 17 avril 2026

   «Aulnay, Flins, Poissy…»

                                          Jacques Olivier MARTIN



                                   " Plus qu’un énième accident industriel, l’arrêt programmé de la production automobile à Poissy est un symbole. Car l’automobile, dans notre vieille Europe, n’est pas un secteur comme les autres. Elle n’est pas seulement une activité économique qui emploie encore des centaines de milliers de salariés. Elle incarne, plus que toute autre industrie, la France productive et innovante, celle qui a façonné des bassins d’emploi entiers, de Valenciennes à Issoire, de la vallée de la Seine aux confins de l’Est.

                                    En stoppant l’assemblage à Poissy, Stellantis ne ferme pas seulement une ligne de production : le groupe met à nu la lente désagrégation d’un imaginaire collectif, celui d’une puissance industrielle héritée des Trente Glorieuses, d’une France ouvrière confiante dans son avenir.

                                    Le douloureux déclin de l’automobile française ne date pas d’hier : deux fois moins de voitures produites en un quart de siècle ! Les causes sont connues. Des coûts trop élevés qui minent la compétitivité. Une incapacité à monter en gamme comme l’Allemagne a su le faire. Une concurrence internationale impitoyable, japonaise hier, puis coréenne et désormais chinoise. Et, comme si cela ne suffisait pas, un basculement au tout-électrique à marche forcée, qui engloutit des milliards alors que les marges s’érodent, et balaie la filière thermique, sur laquelle reposait, depuis des décennies, notre tissu industriel.

                                 À un an de l’élection présidentielle, Poissy doit servir d’électrochoc. Car ce qui se joue ici dépasse le sort d’un site : c’est l’avenir de l’industrie française. Une industrie entravée par une administration lourde, lente, coûteuse, des impôts et des charges supérieurs à ceux de nos concurrents, un capitalisme trop souvent sous-capitalisé et des finances publiques dégradées qui limitent la capacité de l’État à soutenir les grandes innovations de rupture.

                                  Pour autant, rien n’est écrit d’avance. La France conserve des atouts majeurs : un génie créatif reconnu, des entrepreneurs de talent, une main-d’œuvre hautement qualifiée. À condition de lever les freins qui pèsent sur elle, elle peut encore rebondir. Poissy n’est pas une fatalité. C’est le dernier avertissement. Entendons le !"

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                            Et pendant ce temps là un gouvernement réduit au rôle de commentateur, des députés vociférant dans une Assemblée Nationale transformée en un cirque permanent et des syndicats qui ne représentent plus qu'eux-mêmes s'entredéchirent sur le fait de savoir si des français qui veulent travailler le 1ier mai peuvent le faire sans s'attirer les foudres de l'inspection du travail .....!! : Quand la bêtise gouverne, l'intelligence est un délit. 

          Hallucinant, honteux, scandaleux.

                       A FUERA ! messieurs les incapables, laissez vos places aux forces vives d'une nation pleine de talents, désireuse de retrouver son lustre d'antan et, ce faisant, sa place de leader du monde occidental qu'elle n'aurait jamais dû quitter.


     "Ce n'est pas en améliorant la bougie qu'on a découvert l'électricité".

                                         Niels BOHR








vendredi 2 janvier 2026

BELLE et HEUREUSE ANNÉE 2026

 



     "La peur fait réagir, le courage fait décider et le sursaut fait gagner.'

                                     Général Pierre de VILLIERS


                                              Après le spectacle pathétique donné par La France au cours de l'année écoulée, la pire  depuis la seconde guerre mondiale, et le discours de fin d'année ânonné par un Président crépusculaire, quoi de plus consolant et rassurant que de relire quelques textes du fondateur de la cinquième République, Charles de Gaulle ..... :


          "Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant  Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L'élément décisif pour moi, c'est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom de Francs."  (1965)


          "La France, c'est tout à la fois, c'est tous les Français. C'est pas la gauche, la France ! C'est pas la droite, la France ! Naturellement les Français, comme de tout temps, ressentent en eux des courants...Prétendre faire la France avec une fraction, c'est une erreur nationale impardonnable. Vous me dites : à droite, on me dit que je fais une politique de gauche au-dehors ; à gauche, du reste vous le savez bien, on dit : de Gaulle, il est là pour la droite, pour les monopoles, pour je ne sais quoi. Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre côté prouve précisément ce que je vous dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un côté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France." (Décembre 1965).


            "Ce ne sont pas seulement  les machines et les crédits qui font le progrès. C'est avant tout la valeur des hommes." (1961)


            "La ménagère veut avoir un aspirateur, elle veut avoir un Frigidaire, elle veut avoir une machine à laver et même, si c'est possible, une auto, cela, c'est le mouvement. Et en même temps, elle ne veut pas que son mari s'en aille bambocher de toute part, que les garçons mettent les pieds sur la table et que les filles ne rentrent pas la nuit. Ça c'est l'ordre. La ménagère veut le progrès mais pas la pagaille. Eh bien ! C'est vrai aussi pour la France. Il faut le progrès, mais pas la pagaille." (Décembre 1965)


               "Nous avons une responsabilité, celle de jouer le rôle de la France ; ce rôle, dans mon esprit comme dans le vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu'il est, c'est presque banal de le dire, s'il n'était pas d'abord un pays catholique. Partout où il m'est donné de passer, non seulement dans la métropole, mais à travers les pays de la Communauté, et souvent aussi en terre étrangère, les Françaises et les Français religieux sont présents. Je constate et salue leurs efforts, leurs mérites, et je prends acte de ce que servant Dieu, ils servent aussi notre patrie. De  tout cela je voudrais vous remercier très simplement en ajoutant, comme dernier mot, l'affirmation de mon entière confiance dans les destinées de notre pays. Je pense que si Dieu avait voulu que la France mourût, ce serait fait. Il ne l'a pas voulu, elle vit, l'avenir est à elle."  (Juin 1959) 

NDLR : La comparaison de cette formidable profession de foi en La France avec l'insipide et navrant discours de fin d'année du Président Macron est cruelle !!...

   


                    En ce début d'année ne désespérons pas de notre pays. Au delà d'un président méprisable et méprisant, d'un gouvernement de médiocres et d'une assemblée nationale dont l'incompétence n'a d'égale que la vulgarité, il existe une France qui travaille, qui entreprend, qui réussit, qui est fière de son histoire et ne veut pas disparaître. Relisons Victor Hugo

                 "Si étrange que semble le moment présent, quelque mauvaise apparence qu'il ait, aucune âme sérieuse ne doit désespérer. Les surfaces sont ce qu'elles sont, mais les courants sous-marins existent. Pendant que le flot s'agite, eux, ils travaillent. On ne le voit pas, mais ce qu'ils font finit toujours par sortir tout à coup de l'ombre, l'inaperçu construit l'imprévu..."          (emprunté à l'éditorial de ce jour du Figaro 2 janvier 2026).




"Les Français ont peut-être besoin de quelques années de vachardises".

                       Charles de GAULLE