mercredi 3 juin 2026

ENSEMBLE VOCAL RENAISSANCE Concert 2026

 



"Le triomphe du pouvoir de la musique qui peut être la première guérison de l'âme".

                                                   Raphaël PICHON

 

                 L'Ensemble Vocal Renaissance et L'Ensemble Vocal Impressions dirigés par Emmanuelle Pascal-Falala ont donné trois concerts au mois de Mai trois concerts respectivement à Liverpool, Deauville et Le Havre, accompagnés par le Wirral Symphonie Orchestra de Liverpool dirigé par Jonathan Small. Le chœur Rouen Normandie de Hervé Challois a également participé à ces concerts exceptionnels.


         Au programme :

                Heinrich Biber :  Sonata Sancti Polycarpi pour huit trompettes, orchestre à cordes et timbales.

                Giuseppe VerdiMessa da Requiem.

                              

           Solistes :       Barbara Ruzsics, soprano

                                 Anne-Claire Tilly, mezzo-soprano

                                 Pascal Bourgeois, ténor

                                 Chae-Wook Lim, basse


                                                    **********


                           HEINRICH BIBER (1644-1704)

                             Heinrich Biber, violoniste célèbre, était compositeur à la cour auprès du Prince-Evêque d’Olmutz (Olomouc). La cour disposait d’un excellent corps de trompettistes, engagés pour se produire en de nombreuses occasions à la cour et à l’église, et pour lequel Biber composa de nombreuses sonates dans diverses combinaisons.

Les instruments de l’époque étant des trompettes naturelles, la tonalité de la pièce reste identique. Le talent de Biber réside ici dans la manière dont il fait varier la texture et la complexité de la musique, tirant le meilleur parti de la disposition en antiphonie des solistes et faisant intervenir différentes paires et combinaisons de trompettes. La musique se déroule en plusieurs mouvements distincts mais liés entre eux, commençant avec seulement deux solistes, jusqu’aux dernières phases où les huit trompettes retentissent dans toute leur splendeur.

Ce titre intrigant fait référence au Père de l’Église et martyr Polycarpe (70-156 apr. J.-C.), évêque de Smyrne, mais aussi à un neveu de l’archevêque de Salzbourg, Polykarp von Khüenberg, et l’œuvre a très probablement été jouée lors de son intronisation à l’une de ses fonctions ecclésiastiques.

Je remercie Ian Stephens d’avoir créé l’accompagnement pour cordes d’aujourd’hui. La partie de timbales est d’origine. L’œuvre de Biber semblait tout indiquée pour annoncer en fanfare le Requiem de Verdi, qui requiert lui aussi, un bref instant comme on le sait, huit trompettes.

                                                                                          Jonathan Small



   GIUSEPPE VERDI (1813 – 1901)

                   

                                   Profondément bouleversé par la mort, le 22 mai 1873, de son ami le grand poète, écrivain dramaturge Alessandro Manzoni, considéré comme le Victor Hugo italien et dont il admire le génie et l’élévation morale, Verdi n’a pas le cœur d’assister aux funérailles : « Je n’étais pas présent, mais peu de gens auront été plus tristes et plus émus que moi ». Il propose au maire de Milan l’exécution d’un requiem lors des cérémonies solennelles qui commémoreront le premier anniversaire de la mort du poète. La Messa da Requiem sera exécutée pour la première fois le 22 mai 1874 à l’Eglise San Marco de Milan.

               Verdi, s’il n’a pas foi en Dieu mais foi en l’Homme, foi en la Musique et foi dans les forces de l’Esprit, a composé un opéra religieux, plus qu’une messe pour le repos de l’âme, donnant une vision romantique de la mort où le grandiose ne prend jamais le pas sur la spiritualité. Un « drame sacré » écrit, non pas pour les morts ou pour Dieu, mais pour les vivants.  Une œuvre profondément humaine.



                         L’œuvre s’ouvre par lIntroït (Requiem et Kyrie) « Seigneur, donnez-leur le repos éternel », supplication murmurée en attente de la résurrection par le chœur, amplifiée par l’élan lyrique des solistes avant de s’achever dans un profond recueillement.

             Quatre violents accords suivis de gammes descendantes effrayantes marquent brutalement le début du Dies Irae (« Jour de colère que ce jour-là »), longue séquence constituée de dix sections enchaînées. Cette explosion de violence dramatique quasi théâtrale exprime un véritable cri d’effroi de toute l’humanité face à la fin des temps. La peur se transforme en un chuchotement effrayant  avant l’appel des trompettes qui annoncent le Jugement dernier dans le Tuba Mirum. Une marche funèbre ponctue le  Mors stupebit  chanté par la basse, suivie de l’annonce glacée, par la voix de mezzo, du  Liber scriptus. Une humble plainte, chantée par un trio de solistes, s’élève ensuite dans le Quid sum miser.

             Après le puissant Rex Tremendae (« Ô Roi, dont la majesté est redoutable…, source de miséricorde, sauvez-moi »), le Requiem n’est plus qu’un cri d’allégresse et d’espoir en la résurrection.

             Dans le Recordare les deux solistes féminines mêlent leurs voix dans une douce  berceuse empreinte d’une émotion poignante : « Accordez- moi le pardon avant le Jugement ».

            Les deux sections, Ingemisco (« Je gémis comme un coupable ») chantée par le Ténor et le « Confutatis » (« Lorsque les maudits auront été confondus ») chantée par la Basse, sont le cœur et la clé de voûte du Requiem : l’homme qui souffre se reconnait pécheur mais rappelle à Jésus qu’il a pardonné à Marie-Madeleine.

            Un déchirant Lacrymosa Jour de larmes que ce jour-là,… Donnez-leur le repos ») réunissant les quatre solistes et le chœur clôture, dans la paix, la séquence du Dies Irae.

             Construit en forme d’arche, l’Offertoire est une vaste pièce confiée aux solistes et à l’orchestre qui expriment une prière pleine de confiance. Lui succède la fugue virtuose et majestueuse du Sanctus, chantée en double chœur.  L’imploration délicate de l’Agnus Dei est présentée sous la forme d’un dialogue entre le chœur et les solistes féminines autour d’une ligne mélodique ornée à la manière d’un chant grégorien.  

            Après la douceur angélique et céleste de la supplication du Lux æterna  pour le repos éternel des défunts, l’œuvre s’achève par le Libera me (« Délivrez-moi, Seigneur, de la mort éternelle ») : point culminant de l’œuvre, exaltation finale qui réconcilie la peur de la colère de Dieu et l’espoir du salut éternel. Une conclusion grandiose, tour à tour saisissante, tendre parfois, majestueuse et solennelle. Elle témoigne de la foi profonde de Verdi en l’homme : « Délivre-moi ! » La libération de la mort et donc de l’injustice, était vraiment au cœur de ses préoccupations.

                                   Qui mieux que Verdi, au travers de la Messa da Requiem, illustre la définition de la musique du grand chef d’orchestre italien, Riccardo Muti : « La musique est un moyen d’élévation capable de conduire à la beauté et à l’harmonie » ?

                                 Emmanuelle Pascal-Falala et Rémy Lauprêtre 


                            "Celui qui chante, prie deux fois".

                                            Saint AUGUSTIN




samedi 18 avril 2026

L'irrémédiable déclin de la France

 



    "Pour rencontrer l'espérance, il faut être allé au-delà du désespoir".

                                 Georges BERNANOS


                     Une chronique qui, comme le dit son auteur, sonne comme un ultime avertissement. Les chants désespérés sont les chants les plus beaux!...

                           

                             ------------------------------------------------------------


         Réf. :  Le Figaro 17 avril 2026

   «Aulnay, Flins, Poissy…»

                                          Jacques Olivier MARTIN



                                   " Plus qu’un énième accident industriel, l’arrêt programmé de la production automobile à Poissy est un symbole. Car l’automobile, dans notre vieille Europe, n’est pas un secteur comme les autres. Elle n’est pas seulement une activité économique qui emploie encore des centaines de milliers de salariés. Elle incarne, plus que toute autre industrie, la France productive et innovante, celle qui a façonné des bassins d’emploi entiers, de Valenciennes à Issoire, de la vallée de la Seine aux confins de l’Est.

                                    En stoppant l’assemblage à Poissy, Stellantis ne ferme pas seulement une ligne de production : le groupe met à nu la lente désagrégation d’un imaginaire collectif, celui d’une puissance industrielle héritée des Trente Glorieuses, d’une France ouvrière confiante dans son avenir.

                                    Le douloureux déclin de l’automobile française ne date pas d’hier : deux fois moins de voitures produites en un quart de siècle ! Les causes sont connues. Des coûts trop élevés qui minent la compétitivité. Une incapacité à monter en gamme comme l’Allemagne a su le faire. Une concurrence internationale impitoyable, japonaise hier, puis coréenne et désormais chinoise. Et, comme si cela ne suffisait pas, un basculement au tout-électrique à marche forcée, qui engloutit des milliards alors que les marges s’érodent, et balaie la filière thermique, sur laquelle reposait, depuis des décennies, notre tissu industriel.

                                 À un an de l’élection présidentielle, Poissy doit servir d’électrochoc. Car ce qui se joue ici dépasse le sort d’un site : c’est l’avenir de l’industrie française. Une industrie entravée par une administration lourde, lente, coûteuse, des impôts et des charges supérieurs à ceux de nos concurrents, un capitalisme trop souvent sous-capitalisé et des finances publiques dégradées qui limitent la capacité de l’État à soutenir les grandes innovations de rupture.

                                  Pour autant, rien n’est écrit d’avance. La France conserve des atouts majeurs : un génie créatif reconnu, des entrepreneurs de talent, une main-d’œuvre hautement qualifiée. À condition de lever les freins qui pèsent sur elle, elle peut encore rebondir. Poissy n’est pas une fatalité. C’est le dernier avertissement. Entendons le !"

                 ---------------------------------------------------

                            Et pendant ce temps là un gouvernement réduit au rôle de commentateur, des députés vociférant dans une Assemblée Nationale transformée en un cirque permanent et des syndicats qui ne représentent plus qu'eux-mêmes s'entredéchirent sur le fait de savoir si des français qui veulent travailler le 1ier mai peuvent le faire sans s'attirer les foudres de l'inspection du travail .....!! : Quand la bêtise gouverne, l'intelligence est un délit. 

          Hallucinant, honteux, scandaleux.

                       A FUERA ! messieurs les incapables, laissez vos places aux forces vives d'une nation pleine de talents, désireuse de retrouver son lustre d'antan et, ce faisant, sa place de leader du monde occidental qu'elle n'aurait jamais dû quitter.


     "Ce n'est pas en améliorant la bougie qu'on a découvert l'électricité".

                                         Niels BOHR








vendredi 2 janvier 2026

BELLE et HEUREUSE ANNÉE 2026

 



     "La peur fait réagir, le courage fait décider et le sursaut fait gagner.'

                                     Général Pierre de VILLIERS


                                              Après le spectacle pathétique donné par La France au cours de l'année écoulée, la pire  depuis la seconde guerre mondiale, et le discours de fin d'année ânonné par un Président crépusculaire, quoi de plus consolant et rassurant que de relire quelques textes du fondateur de la cinquième République, Charles de Gaulle ..... :


          "Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant  Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L'élément décisif pour moi, c'est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom de Francs."  (1965)


          "La France, c'est tout à la fois, c'est tous les Français. C'est pas la gauche, la France ! C'est pas la droite, la France ! Naturellement les Français, comme de tout temps, ressentent en eux des courants...Prétendre faire la France avec une fraction, c'est une erreur nationale impardonnable. Vous me dites : à droite, on me dit que je fais une politique de gauche au-dehors ; à gauche, du reste vous le savez bien, on dit : de Gaulle, il est là pour la droite, pour les monopoles, pour je ne sais quoi. Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre côté prouve précisément ce que je vous dis, c'est à dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un côté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France." (Décembre 1965).


            "Ce ne sont pas seulement  les machines et les crédits qui font le progrès. C'est avant tout la valeur des hommes." (1961)


            "La ménagère veut avoir un aspirateur, elle veut avoir un Frigidaire, elle veut avoir une machine à laver et même, si c'est possible, une auto, cela, c'est le mouvement. Et en même temps, elle ne veut pas que son mari s'en aille bambocher de toute part, que les garçons mettent les pieds sur la table et que les filles ne rentrent pas la nuit. Ça c'est l'ordre. La ménagère veut le progrès mais pas la pagaille. Eh bien ! C'est vrai aussi pour la France. Il faut le progrès, mais pas la pagaille." (Décembre 1965)


               "Nous avons une responsabilité, celle de jouer le rôle de la France ; ce rôle, dans mon esprit comme dans le vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu'il est, c'est presque banal de le dire, s'il n'était pas d'abord un pays catholique. Partout où il m'est donné de passer, non seulement dans la métropole, mais à travers les pays de la Communauté, et souvent aussi en terre étrangère, les Françaises et les Français religieux sont présents. Je constate et salue leurs efforts, leurs mérites, et je prends acte de ce que servant Dieu, ils servent aussi notre patrie. De  tout cela je voudrais vous remercier très simplement en ajoutant, comme dernier mot, l'affirmation de mon entière confiance dans les destinées de notre pays. Je pense que si Dieu avait voulu que la France mourût, ce serait fait. Il ne l'a pas voulu, elle vit, l'avenir est à elle."  (Juin 1959) 

NDLR : La comparaison de cette formidable profession de foi en La France avec l'insipide et navrant discours de fin d'année du Président Macron est cruelle !!...

   


                    En ce début d'année ne désespérons pas de notre pays. Au delà d'un président méprisable et méprisant, d'un gouvernement de médiocres et d'une assemblée nationale dont l'incompétence n'a d'égale que la vulgarité, il existe une France qui travaille, qui entreprend, qui réussit, qui est fière de son histoire et ne veut pas disparaître. Relisons Victor Hugo

                 "Si étrange que semble le moment présent, quelque mauvaise apparence qu'il ait, aucune âme sérieuse ne doit désespérer. Les surfaces sont ce qu'elles sont, mais les courants sous-marins existent. Pendant que le flot s'agite, eux, ils travaillent. On ne le voit pas, mais ce qu'ils font finit toujours par sortir tout à coup de l'ombre, l'inaperçu construit l'imprévu..."          (emprunté à l'éditorial de ce jour du Figaro 2 janvier 2026).




"Les Français ont peut-être besoin de quelques années de vachardises".

                       Charles de GAULLE   


vendredi 21 novembre 2025

monsieur MACRON, HONTE A VOUS, VOUS AVEZ DETRUIT LA FRANCE .....

 


"Frères, si vous avez quelques mots d'encouragement pour le peuple, prenez la parole !".

                          Actes des Apôtres (13,15)


               Le 8 novembre 1953 le général de Gaulle disait de la France, un pays alors politiquement divisé et économiquement au bord de la faillite : 

   "Le pays, à l'heure qu'il est, ne partira pas vers les sommets tout seul; il n'en a pas l'idée, il n'en a pas l'instinct, il n'en a pas l'envie ....C'est seulement le trouble, les douleurs, les inquiétudes qui peuvent créer l'occasion".




               "monsieur" Macron, cela ne vous rappelle rien car vous ne connaissez pas l'histoire de votre pays et vous la méprisez, mais les français s'en souviennent et réclament votre départ  et celui de votre gouvernement d' incapables après plus de huit années d'incurie, de mensonges, de trahisons et surtout de mépris des français.  A défaut de l'arrivée de " l'homme providentiel ", hautement improbable actuellement (!), votre départ déclenchera immanquablement un sursaut national dont le peuple français a le secret et l'expérience dans notre Histoire !!


             "We know the way, we need only the will".

          (Nous connaissons le chemin, nous n'avons besoin que de la volonté).

                                                   Dwight D. EISENHOWER



lundi 13 octobre 2025

TRUMP, Macron : HOMME d'ETAT, nain de jardin

 



                                        https://share.google/L4tT8wBmexw5P7jn2




     "C'est la fin de l'âge de la terreur, c'est le début de l'âge de l'espoir et de la foi. Dieu bénisse le Moyen-Orient".
                                 
                                       Donald TRUMP

                   Ce matin le président par accident Macron a dû se sentir bien seul en arrivant en Egypte et répondre à des questions convenues de quelques journalistes français de médias aux ordres dans une indifférence générale. Quel contraste avec le triomphe de Donald Trump en Israël acclamé par la Knesset à Tel Aviv après son éclatant succès diplomatique dans le conflit interminable israélo-palestinien.

                    Le président français, "le toutou du Touquet", abandonnant son pays à la dérive, s'est invité à la conférence de la Paix pour figurer sur la photo officielle, alors qu'il n'a eu de cesse, avec son ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, "la voix de son maître", de contrecarrer les efforts diplomatiques américains, tout en abandonnant Israël, semblant "oublier" les crimes du Hamas. 
 
                     Monsieur Macron savez-vous ce qu'est un homme d'Etat ? :  

         ".....L'Homme d'Etat, c'est le contraire du politicien, c'est celui qui ne se sent que des devoirs vis-à-vis de son pays et de l'Etat, dont l'ego se dissout dans la fonction. Il prend ses responsabilités et les assume, parce qu'il veut réellement les conséquences de ce qu'il veut. Il fait la politique de l'Histoire, celle qui a à voir avec le destin des peuples."  Henri GUAINO





" Au fond, comme chef de l'Etat, deux choses lui  avaient manqué : qu'il fût un chef ; qu'il y eût un Etat."  

            Charles de GAULLE  (Mémoires de guerre, à propos d'Albert Lebrun)    


        "Et toujours le même président !...."   Michel DELPECH   (Inventaire 66)


                                     https://share.google/L4tT8wBmexw5P7jn2


lundi 15 septembre 2025

CHEFS D' ETAT : DE GAULLE - ADENAUER

 


           14 septembre 1958  La Boisserie,  Colombey les deux Eglises


" Le politicien se laisse porter par les événements. Le chef cherche à les dominer. Le politicien fait semblant, le chef jamais."

                                      Henri GUAINO

"Au bout de nos peines il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui ont tout donné."

                                       Charles de GAULLE

                     

                     Alors que nous assistons jour après jour au naufrage inexorable de notre beau pays de France, la chaine Arte vient de diffuser un formidable film politico historique, "De Gaulle et le chancelier", à l'occasion du soixante septième anniversaire de la rencontre dite de réconciliation entre Charles de Gaulle, qui vient de prendre le pouvoir et va proposer aux français une nouvelle constitution et le chancelier allemand Konrad Adenauer. La rencontre sera le point de départ de l'amitié franco allemande, amitié sans laquelle l'Europe n'existerait pas, même si ses dirigeants actuels, "l'impératrice autoproclamée" Van der Layen, et le "toutou du Touquet", Emmanuel Macron, trahissent sans vergogne les nobles objectifs de ses initiateurs.... 



                      C'était le 14 septembre 1958, 13 ans après la deuxième guerre mondiale. De Gaulle et Adenauer avaient compris que l'histoire des pays de bonne volonté est avant tout "l'alternance des immenses douleurs d'un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d'une nation groupée sous l'égide d'un Etat fort" ( Ch. de Gaulle). Cette vision audacieuse. partagée par les deux chefs d'Etat, les peuples français et allemands, surmontant les épreuves endurées au cours de trois conflits sanglants en soixante dix ans, l'ont comprise et acceptée. Il s'en est suivi trente cinq années fructueuses pour ces deux pays.

                       Hélas, la politique politicienne a repris peu à peu ses droits dans les années 90, menant notre pays à une situation dramatique et incontrôlable accentuée par la médiocrité abyssale de "ceux qui nous gouvernent" depuis plus de dix ans. La responsabilité de Macron est immense et son orgueil insondable, inversement proportionnel à la vacuité de sa soit disant stature d'homme d'état. Lui qui a eu le culot d'affirmer avec morgue que la France n'avait pas d'Histoire, serait bien inspiré de regarder ce remarquable film ! Mais sans doute ce petit personnage d'opérette, que ses contempteurs bien mal inspirés nous vantaient comme étant "le Mozart de la finance" (!!) et qui s'est révélé être "le Beethoven du déficit" (que Beethoven nous pardonne cette comparaison audacieuse!....), serait bien encore capable de décréter, péremptoire, que ce film n'est qu'une fiction .........

PS : Les acteurs sont remarquables !!


         "Un homme est égal à son intelligence ôtée de sa vanité".

                                          Guy CARCASSONNE


          "Ne dites pas que les temps sont mauvais, vous êtes le temps. Soyez bons et les temps seront bons."

                                           Saint AUGUSTIN (Sermon 80)


                  



lundi 26 mai 2025

ENSEMBLE VOCAL RENNAISSANCE Concert 2025

 



"La musique, elle nous prend comme une mère".

                        Charles BAUDELAIRE

.

                    Très beau concert vendredi 23 mai dernier à la cathédrale Notre-Dame du Havre donné par l'Ensemble Vocal Renaissance dirigé par Emmanuelle Pascal-Falala avec la participation de musiciens du conservatoire Honegger et les solistes  Anne-Cécile Laurent (Soprano), Anne-Claire Tilly (Alto), Cédric Le Barbier (Basse).

 


           PRÉSENTATION DU PROGRAMME

                                                                                                                                                        

                 Des profondeurs sombres d’une cantate de Bach à la lumière éclatante des psaumes de Zelenka, nous découvrons ce soir la prestigieuse inventivité de deux compositeurs baroques contemporains, inspirés par une foi inébranlable, le luthérien allemand Bach et le catholique Zelenka.


                    Jean Sébastien BACH (1685 -1750)

 

                   Bach a écrit la cantate Aus der Tiefer rufe, Herr zu Dir (BWV131) en 1707 à l’âge de 22 ans. Il est admis aujourd’hui que cette « cantate de pénitence pour un office expiatoire » est la toute première des près de trois cents cantates écrites par le Cantor de Leipzig. Le texte, composé à partir du Psaume 130 (De Profundis Clamavi), est une intense prière adressée à Dieu par l’homme dans la détresse, souffrant du poids de ses fautes mais espérant dans l’attente du Seigneur : « Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir. Herr, höre meine Stimme » (Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel).

 

Dans  cette cantate Bach  développe pour la première fois « l’exaltation pénitentielle » de Martin Luther pour qui la musique devait donner de l’expressivité aux textes bibliques. Cette exaltation, cet attrait émotionnel de la musique éclate lorsque le chœur chante : « Ich harre des Herrn, meine Seele harret, und ich hoffe auf sein Wort » (J’attends le Seigneur, mon âme attend le Seigneur et j’espère en sa Parole).

 Les thèmes de la supplication, de la douleur, de l’imploration, de l’espérance et de la joie sont abordés en cinq mouvements enchaînés selon la technique du motet, faisant de cette œuvre une véritable fresque d’une grande profondeur d’inspiration. Bach illustre brillamment en cela la conception luthérienne de la vie qu’il avait adoptée, en particulier la nécessité d’affronter la mort avec courage, voire avec joie, espoir et foi.

               

                      Qui mieux que Raphaël Pichon, grand admirateur de Bach, peut écrire :

« Bach est un compositeur plus humain que tout autre mettant tout son génie au service de Dieu et en l’Homme, persuadé que la musique est la première guérison de l’âme ».

 

 


                                       

                     Jan Dismas ZELENKA (1679 -1745)

     

                    Né en Bohème en 1679, Jan Dismas Zelenka, directeur musical à la Chapelle Royale de Dresde, est considéré comme le plus grand compositeur tchèque de son époque. Mais il faut attendre 1830 pour que ses œuvres soient redécouvertes, et les années 1960 pour qu’elles soient données en concert.

                   Chef de file d’un « baroque tardif », Zelenka, musicien au talent singulier et sensible, est un homme en avance sur son temps. Sa musique repose sur une parfaite mesure du contrepoint, une pulsation rythmique et une richesse d’écriture concertante dignes de Bach. Une musique qui étonne par sa virtuosité, dérange parfois l’oreille par ses harmonies hardies, et surprend par sa puissance émotionnelle et sa profonde densité liturgique.

Son style est aussi démonstratif que celui de Bach est sévère. Son inspiration plus passionnée et joyeuse l’apparente souvent à Vivaldi et Haendel. Tout n’est qu’imprévisibilité dans la musique de Zelenka, ce qui en fait sa principale richesse et…sa difficulté d’interprétation.

                   Les trois pièces interprétées ce soir ont été écrites en 1727-1728. Il s’agit de psaumes mis en musique « pour la célébration des Vêpres pour l’année entière » (Psalmi Vespertini).

                         Nisi Dominus (ZWV 92, Psaume 126) se présente comme un dialogue dynamique entre chœur et voix solistes. Propulsé par un ostinato instrumental de huit mesures joué à l’unisson, le discours musical suit pas à pas le texte latin et change de couleur au gré des modulations successives, presque toutes dans le mode mineur. Il se conclut par un Amen d’une infinie tendresse.

                         Lauda Jerusalem (ZWV 104, Psaume 147) pour ténor soliste et chœur, est une prière de louange pleine de vitalité construite en forme de refrain-couplets auquel se greffe un ostinato resserré créant une cohésion remarquable entre thématique, forme et expression. L’œuvre s’achève par une fugue sur un motif déjà présenté. Toute la maîtrise et l’inventivité de l’écriture de Zelenka se trouve ainsi résumée dans cette courte pièce.   

                       La musique audacieuse et tourmentée du Dixit Dominus (ZWV 66, Psaume 109) témoigne davantage encore de la relation intime que Zelenka parvient à créer entre texte et musique. Le psaume 109, évoquant la puissance divine, le jugement dernier et le châtiment, est traité de manière théâtrale et descriptive dans une succession de courtes scènes.  Cette œuvre, à la vivacité toute haendélienne, est un somptueux chemin musical chargé d’émotions diverses et d’envolées lyriques, fragmenté par des silences expressifs et des changements de rythmes et de tonalité.

                                           C’est cette musique pleine de caractère qui a fait dire à un musicologue allemand, Wolfgang Horn : « La musique de Zelenka ne coule pas comme un fleuve paisible mais plutôt comme un torrent qui se brise continuellement sur un rocher ».




 "Quand je voulais chanter l'amour, il se faisait douleur. Et si je me mettais à chanter la douleur, alors elle se faisait amour".

                        Franz SCHUBERT

mercredi 14 mai 2025

S.S. Pape LÉON XIV

 



                 "Avec vous je suis chrétien, et pour vous évêque"

                            Léon XIV,   (St. Augustin, Sermon CCCXL)


             Rudement secouée par le pape François, l'Eglise catholique, au bord du schisme, est remplie de joie, de soulagement et d'espérance après l'élection du pape Léon XIV. Intellectuel augustin diplômé en droit canon, son visage éclairé d'un bon sourire et sa dévotion à la Vierge Marie ont rassuré les catholiques lassés des improvisations pontificales, des imprécisions et décisions solitaires et autoritaires de son prédécesseur le pape François qui ont laissé leur Eglise dans une situation proche de l'Apocalypse !....

          Unité de l'Eglise ("In Illo uno unum") et humilité dans l'Eglise, ces deux traits de la spiritualité augustinienne devraient être les fondements du pontificat de Léon XIV. Ainsi a t'il affirmé dès le premier jour : " En ce sens, nous pouvons tous marcher ensemble", rappel de la dimension synodale mais aussi collégiale de l'Eglise, n'en déplaise aux contempteurs du pape François.... 

           Fils de Saint Augustin le Saint Père devrait montrer la voie pour la vie de l'Eglise aujourd'hui : "rechercher dans la charité l'unité, en se tournant ensemble vers Dieu. Non pas mettre en avant l'ego de chacun et les rivalités dominatrices, mais la communion des uns et des autres dans la recherche du même bien, qui n'est autre que Dieu lui-même". 

           Restaurer l'unité de l'Eglise, rétablir une gouvernance plus collégiale, retrouver la clarté du magistère, apaiser la guerre liturgique, ..., ...., la route sera longue et semée d'embûches !    Léon XIV le sait qui a souligné l'importance d'être soutenu et d'œuvrer avec l'ensemble des cardinaux au service de l'Eglise.      


"Je vous en prie, aimez cette Eglise, vivez en elle, chérissez le bon Pasteur; l'époux qui ne trompe personne et qui ne veut la mort de personne. Priez aussi pour les brebis dispersées; qu'elles reviennent aussi, qu'elles reconnaissent aussi et aiment la vérité, afin qu'il n'y ait plus qu'un seul troupeau et un seul pasteur".

                                          St. AUGUSTIN,  (Sermon CXXXVII)




jeudi 24 avril 2025

HABEMUS PAPAM ?

 


"Ne vous abandonnez pas au désespoir".... .. "N'ayez pas peur."... "Entrez dans l'Espérance !".         

                                            Saint Jean Paul II

 "La Foi est simple, la Foi est également toujours espérance et la Foi  est également amour"

                                             Benoît XVI


 

                                "Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable".

                                                       Pape François

                                                          


                Après Saint Jean Paul II, Pape de l'Espérance, Benoît XVI, Pape de la Foi, et Pape François, Pape de la Charité mais aussi.... de la rupture, les cardinaux vont devoir élire un souverain pontife dont de très nombreux catholiques attendent un retour à l'unité, au dogme "catholique et romain", la fin d'un relativisme doctrinal destructeur et d'un progressisme parfois schismatique. 

            A un Pape aux idées généreuses mais pas toujours justes, diviseur et périphérique, doit succéder un Pape soucieux de son troupeau et non de quelques brebis égarées, veillant à l'unité de l'Eglise comme l'ont fait avant lui jour après jour Saint Jean Paul II et Benoît XVI, et ne cédant pas au diktats des médias et des réseaux sociaux...!!

           Il faut "remettre l'Eglise au centre du village", et non pas l'écologie au cœur de l'Eglise ..... "L'Eglise verte" n'a pas sa place dans la vie spirituelle des catholiques...   "Dieu est Dieu, nom de Dieu !" Maurice CLAVEL


      La revue Cardinalis pose clairement les enjeux de la succession : 

                       "Les cardinaux qui arrivent à Rome pour le conclave dessinent le profil du nouveau pontife. 

                        Un normalisateur qui ramène Jésus-Christ au centre et qui est moins protagoniste. Un pape qui n'est pas un centralisateur mais qui, en même temps, ne détruit pas la Curie romaine. Un pape qui sait parler au monde mais qui, en même temps, n'efface pas les traditions mais sait les préserver. Un pape qui peut mettre de l'ordre et qui comprend les défis juridiques importants nécessaires pour rétablir l'ordre dans ce que le pape François a défini comme « une réforme en mouvement ».

De nombreuses caractéristiques sont difficiles à trouver chez une seule personne. La capacité du nouveau pape à former un groupe, à être collégial plutôt que synodal et à ne laisser personne de côté pèsera également dans le choix.

                          Tout est très incertain. Il y aura 133 cardinaux électeurs, et beaucoup d'entre eux n'ont jamais eu l'occasion de se rencontrer. Le Conclave ne commence pas avec l'extra omnes. Il commence lorsque les cardinaux commencent à se parler et à se connaître".


"Le grand malheur de ce monde, la grande pitié de ce monde, ce n'est pas qu'il y ait des impies mais que nous soyons des chrétiens si médiocres".

                             Georges BERNANOS