Un billet d'humeur est une réaction à des événements de l'actualité française ou internationale, majeurs ou anecdotiques, sérieux ou drôles, politiques, économiques, culturels ou sportifs.
BFM TV a confirmé haut-la -main sa ligne éditoriale de poubelle du PAF avec l'interview scandaleux dans la forme et d'une vacuité sidérante dans le fond du Président de la République. Les deux zigotos en service commandé, l'un dans le rôle du populiste bas du front, le pitoyable Bourdin, l'autre dans le rôle du trotskiste nostalgique, le "souriant quand je me brûle", Plenel, ont surjoué leur rôle, Bourdin, et leurs convictions, Plenel, offrant au pugnace et baratineur patenté, notre Président Macron, une tribune inespérée pour nous asséner, la deuxième fois en trois jours, que son programme pour la France était le meilleur, qu'il n'en changerait pas et qu'en même tant il se moquait comme d"une guigne des critiques ou désaccords éventuels de la France profonde qui l'avait plébiscité un an auparavant ( moins de 20 % des inscrits .....). Le débat démocratique a été singulièrement abîmé jeudi dernier. Une certitude , ces deux soi-disant journalistes ont été trop loin dans la vulgarité, l'impolitesse, l'incompétence, la manipulation voire le mensonge. N'en déplaise au petit monde de l'entre-soi parisien, médias, bobos et politiques, la France des provinces n'a pas apprécié du tout ce triste et scandaleux spectacle et s'en souviendra dans les semaines et mois à venir. HONTE A BFM TV, HONTE A PLENEL, HONTE A BOURDIN !!
" Ce que nous défendons, ce n'est pas seulement notre honneur. Ce n'est pas seulement l'honneur de tout notre peuple, dans le présent, c'est l'honneur historique de toute notre race, l'honneur de nos aïeux, l'honneur de nos enfants". Charles PEGUY
Il est bon de temps à autre de relire les grands discours qui ont marqué l'histoire de notre pays, n'en déplaise aux "citoyens du monde" pour qui Colbert est un affreux esclavagiste et Napoléon un dictateur sanguinaire. (Source : Wikisource)
Discours du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon
19 décembre 1964
« Monsieur le Président de la République,
Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d'un peuple de la nuit. Sans cette cérémonie, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ; et depuis, sont nés seize millions d'enfants… Puissent les commémorations des deux guerres s'achever aujourd'hui par la résurrection du peuple d'ombres que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort.
Après vingt ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l'organisation. Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son accent légendaire, voici comment je l'ai rencontré. Dans un village de Corrèze, les Allemands avaient tué des combattants du maquis, et donné ordre au maire de les faire enterrer en secret, à l'aube. Il est d'usage dans cette région que chaque femme assiste aux obsèques de tout mort de son village en se tenant sur la tombe de sa propre famille. Nul ne connaissait ces morts, qui étaient des Alsaciens. Quand ils atteignirent le cimetière, portés par nos paysans sous la garde menaçante des mitraillettes allemandes, la nuit qui se retirait comme la mer laissa paraître les femmes noires de Corrèze, immobiles du haut en bas de la montagne, et attendant en silence, chacune sur la tombe des siens, l'ensevelissement des morts français. Ce sentiment qui appelle la légende, sans lequel la Résistance n'eût jamais existé — et qui nous réunit aujourd'hui — c'est peut-être simplement l'accent invincible de la fraternité.
Comment organiser cette fraternité pour en faire un combat ? On sait ce que Jean Moulin pensait de la Résistance, au moment où il partit pour Londres : « Il serait fou et criminel de ne pas utiliser, dit-il, en cas d'action alliée sur le continent, ces troupes prêtes aux sacrifices les plus grands, éparses et anarchiques aujourd'hui, mais pouvant constituer demain une armée cohérente de parachutistes déjà en place, connaissant les lieux, ayant choisi leur adversaire et déterminé leur objectif ». C'était bien l'opinion du général deGaulle. Néanmoins, lorsque le 1er janvier 42 Jean Moulin fut parachuté en France, la Résistance n'était encore qu'un désordre de courage : une presse clandestine, une source d'informations, une conspiration pour rassembler ces troupes qui n'existaient pas encore. Or, ces informations étaient destinées à tel ou tel allié ; ces troupes se lèveraient lorsque les alliés débarqueraient. Certes, les résistants étaient les combattants fidèles aux Alliés, mais ils voulaient cesser d'être des Français résistants, et devenir la Résistance française.
C'est pourquoi Jean Moulin est allé à Londres. Pas seulement parce que s'y trouvaient des combattants français — qui eussent pu n'être qu'une légion —, pas seulement parce qu'une partie de l'empire avait rallié la France Libre. S'il venait demander au général de Gaulle de l'argent et des armes, il venait aussi lui demander — je cite — « une approbation morale, des liaisons fréquentes, rapides et sûres avec lui ». Le Général assumait alors le Non du premier jour ; le maintien du combat quel qu'en fût le lieu, quelle qu'en fût la forme. Enfin, le destin de la France… La force des appels de juin tenait moins aux forces immenses qui n'avaient pas encore donné, qu'à « Il faut que la France soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur ». La France, et non telle légion de combattants français. C'était par la France libre que les résistants de Bir Hakeim se conjuguaient, formaient une France combattante restée au combat. Chaque groupe de résistants pouvait se légitimer par l'allié qui l'armait et le soutenait, voire par son seul courage. Le général de Gaulle seul pouvait appeler les mouvements de Résistance à l'union entre eux et avec tous les autres combats, car c'était à travers lui seul que la France livrait un seul combat. C'est pourquoi — même lorsque le président Roosevelt croira assister à une rivalité de généraux ou de partis — l'armée d'Afrique, depuis la Provence jusqu'aux Vosges, combattra au nom du gaullisme, comme feront les troupes du parti communiste. C'est pourquoi Jean Moulin avait emporté, dans le double fond d'une boîte d'allumettes, la microphoto du très simple ordre suivant : « M. Moulin a pour mission de réaliser, dans la zone non directement occupée de la métropole, l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs ».
Inépuisablement, il montre aux chefs des groupements le danger qu'entraînerait le déchirement de la Résistance entre des tuteurs différents. Chaque événement capital — entrée en guerre de la Russie, puis des États-Unis ; débarquement en Afrique du Nord — renforce sa position. À partir du débarquement, il devient évident que la France va redevenir un théâtre d'opérations. Mais la presse clandestine, les renseignements — même enrichis par l'action du Noyautage des administrations publiques — sont à l'échelle de l'occupation, non de la guerre. Si la Résistance sait qu'elle ne délivrera pas la France sans les Alliés, elle n'ignore plus l'aide militaire que son unité pourrait leur apporter. Elle a peu à peu appris que s'il est relativement facile de faire sauter un pont, il n'est pas moins facile de le réparer. Alors que s'il est facile à la Résistance de faire sauter deux cents ponts, il est difficile aux Allemands de les réparer à la fois. En un mot, elle sait qu'une aide efficace aux armées de débarquement est inséparable d'un plan d'ensemble : il faut que sur toutes les routes, sur toutes les voies ferrées de France, les combattants clandestins désorganisent méthodiquement la concentration des divisions cuirassées allemandes. Et un tel plan d'ensemble ne peut être conçu et exécuté que par l'unité de la Résistance. C'est à quoi Jean Moulin s'emploie jour après jour, peine après peine, un mouvement de résistants après l'autre.
Et maintenant, essayons de calmer les colères d'en face… Il y a inévitablement des problèmes de personnes, et bien davantage la misère de la France combattante, l'exaspérante certitude pour chaque maquis ou chaque groupe franc d'être spolié au bénéfice d'un autre maquis ou d'un autre groupe, qu'indignent au même moment les mêmes illusions… Qui donc sait encore ce qu'il fallut d'acharnement pour parler le même langage à des instituteurs radicaux ou réactionnaires, des officiers réactionnaires ou libéraux, des trotskistes ou communistes retour-de-Moscou, tous promis à la même délivrance ou à la même prison. Ce qu'il fallut de rigueur à un ami de la République espagnole, à un ancien préfet radical chassé par Vichy, pour exiger d'accueillir dans le combat commun tel rescapé de la Cagoule !
Jean Moulin n'a nul besoin d'une gloire usurpée. Ce n'est pas lui qui a créé Combat, Libération, Franc-Tireur : c'est Frenay, d'Astier, Jean-Pierre Lévy. Ce n'est pas lui qui a créé les nombreux mouvements de la zone Nord, dont l'histoire recueillera tous les noms. Ce n'est pas lui qui a fait les régiments, mais c'est lui qui a fait l'armée : il a été le Carnot de la Résistance !
Attribuer peu d'importance aux opinions dites politiques lorsque la nation est en péril de mort — la nation : non pas un nationalisme alors écrasé sous les chars hitlériens, mais la donnée invincible et mystérieuse qui allait emplir le siècle —, penser qu'elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l'Europe, voir dans l'unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l'unité de la Nation, c'était peut-être affirmer ce qu'on a, depuis, appelé le gaullisme. C'était certainement proclamer la survie de la France.
En février, ce laïc passionné avait rétabli sa liaison par radio avec Londres dans le grenier d'un presbytère. En avril, le Service d'information et de propagande, puis le Comité général d'études étaient formés ; en septembre, le NAP. Enfin, le Général de Gaulle décidait la création d'un Comité de coordination que présiderait Jean Moulin, assisté du chef de l'Armée secrète unifiée. La préhistoire avait pris fin. Coordonnateur de la Résistance en zone Sud, Jean Moulin en devenait le chef. En janvier 1943, le Comité directeur des Mouvements unis de la Résistance était créé sous sa présidence. En février, il repartait pour Londres avec le général Delestraint, chef de l'Armée secrète, et Jacques Dalsace.
De ce séjour, le témoignage le plus émouvant a été donné par le colonel Passy. « Je revois Moulin, blême, saisi par l'émotion qui nous étreignait tous, se tenant à quelques pas devant le Général et celui-ci disant, presque à voix basse : « Mettez-vous au garde-à-vous », puis « Nous vous reconnaissons comme notre compagnon, pour la Libération de la France, dans l'honneur et par la victoire ». Et, pendant que de Gaulle lui donnait l'accolade, une larme lourde de reconnaissance, de fierté, de farouche volonté coulait doucement le long de la joue pâle de notre camarade Moulin. Comme il avait la tête levée, nous pouvions voir encore, au travers de sa gorge, les traces du coup de rasoir qu'il s'était donné en 40, pour éviter de céder sous les tortures de l'ennemi ». Les tortures de l'ennemi…
En mars, chargé de constituer et de présider le Conseil national de la Résistance, Jean Moulin monte dans l'avion qui va le parachuter au nord de Roanne. Ce Conseil national de la Résistance, qui groupe les mouvements, les partis et les syndicats de toute la France, c'est l'unité précairement conquise, mais aussi la certitude qu'au jour du débarquement, l'armée en haillons de la Résistance attendra les divisions blindées de la Libération.
Jean Moulin retrouve les membres qu'il rassemblera si difficilement. Il retrouve aussi une Résistance tragiquement transformée. Celle-là, elle avait combattu comme une armée, en face de la victoire, de la mort ou de la captivité. Elle commence à découvrir l'univers concentrationnaire, la certitude de la torture. Désormais, elle va combattre en face de l'enfer. Ayant reçu un rapport sur les camps de concentration, il dit : « J'espère qu'ils nous fusilleront avant ». Ils ne devaient pas avoir besoin de le fusiller…
La Résistance grandit, les réfractaires du Travail Obligatoire vont bientôt emplir les maquis ; la Gestapo grandit aussi ; la milice est partout. C'est le temps où, dans la campagne, nous interrogeons les aboiements des chiens au fond de la nuit ; le temps où les parachutes multicolores, chargés d'armes et de cigarettes, tombent du ciel dans la lueur des feux des clairières ou des causses ; c'est le temps des caves et de ces cris désespérés que poussent les torturés avec des voix d'enfants… La grande lutte des ténèbres a commencé.
Le 27 mai a lieu à Paris, rue du Four, la première réunion du CNR. Jean Moulin rappelle les buts de la France libre : « Faire la guerre ; rendre la parole au peuple français ; rétablir les libertés républicaines ; travailler avec les Alliés à l'établissement d'une collaboration internationale ». Puis, il donne lecture d'un message du général de Gaulle qui fixe pour premier but au premier Conseil de la Résistance le maintien de l'unité de cette Résistance qu'il représente, au péril quotidien de la vie de chacun de ses membres.
Le 9 juin, le général Delestraint, chef de l'armée secrète enfin unifiée, est pris à Paris. Aucun successeur ne s'impose, ce qui est fréquent dans la clandestinité. Jean Moulin aura dit maintes fois avant l'arrivée de Serreules : « Si j'étais pris, je n'aurais pas même eu le temps de mettre un adjoint au courant… ». Il veut donc désigner ce successeur avec l'accord des mouvements, notamment de ceux de la zone sud. Il rencontrera leurs délégués le 21, à Caluire. Ils l'y attendent, en effet ; la Gestapo aussi… La trahison joue son rôle et le destin, qui veut qu'aux trois-quarts d'heure de retard de Jean Moulin, presque toujours ponctuel, corresponde un long retard de la police allemande. Assez vite, celle-ci apprend qu'elle tient le chef de la Résistance. En vain.
Le jour où, au Fort Montluc à Lyon, après l'avoir fait torturer, l'agent de la Gestapo lui tend de quoi écrire puisqu'il ne peut plus parler, Jean Moulin dessine la caricature de son bourreau. Pour la terrible suite, écoutons seulement les mots si simples de sa sœur : « Son rôle est joué, et son calvaire commence. Bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés, il atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous ». Comprenons bien que pendant les quelques jours où il pourrait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance est suspendu au courage de cet homme. Comme le dit Mademoiselle Moulin, il savait tout !
Georges Bidault prendra sa succession. Mais voici la victoire de ce silence atrocement payé : le destin bascule. Chef de la Résistance martyrisé dans des caves hideuses, regarde de tes yeux disparus toutes ces femmes noires qui veillent nos compagnons : elles portent le deuil de la France et le tien. Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy, avec un drapeau fait de mousselines nouées, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres. Regarde le prisonnier qui entre dans une villa luxueuse et se demande pourquoi on lui donne une salle de bain — il n'a pas encore entendu parler de la baignoire…
Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constellée de tortures. Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers les longues plaintes des bestiaux réveillés. Grâce à toi, les chars n'arriveront pas à temps. Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet, surgir dans toutes les villes de France les Commissaires de la République, sauf lorsqu'on les a tués. Tu as envié, comme nous, les clochards épiques de Leclerc : regarde, combattant, tes clochards sortir à quatre pattes de leurs maquis de chênes, et arrêter avec leurs mains paysannes formées aux bazookas, l'une des premières divisions cuirassées de l'empire hitlérien : la division « Das Reich ».
Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi — et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé. Avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses. Avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle — nos frères dans l'ordre de la Nuit…
Commémorant l'anniversaire de la Libération de Paris, je disais : « Écoute ce soir, jeunesse de mon pays, les cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi ».
L'hommage d'aujourd'hui n'appelle que le chant qui va s'élever maintenant, ce Chant des Partisans que j'ai entendu murmurer comme un chant de complicité, puis psalmodier dans le brouillard des Vosges et les bois d'Alsace, mêlé au cri perdu des moutons des tabors, quand les bazookas de Corrèze avançaient à la rencontre des chars de Runstedt lancés de nouveau contre Strasbourg. Écoute aujourd'hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le chant du Malheur. C'est la marche funèbre des cendres que voici. À côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées.
Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé. Ce jour-là, elle était le visage de la France ».
" On n'a plus dans le cœur ce trop-plein qui fait que votre parole devient chant". Damien POISBLAUD
" Pour aimer la France, il faut sentir qu'elle a un passé" Simone WEIL
Un ancien président de la République en garde à vue pour un interrogatoire suivi d'une mise en examen, un "fiché S " qui s'est révélé terroriste islamique convoqué pour un "entretien d'appréciation" (!) pour envisager sa radiation de ce fichier...... Cherchez l'erreur ! "La République est en marche" mais certainement pas dans la bonne direction !
" Cette beauté qui éduque le regard et élève l'esprit, qui donne de la grâce à une personne comme à un pays qui sait tenir son rang". François d'Orcival " Les acteurs du crétinisme égalitaire sont inamovibles". Jacques JULLIARD La langue française, attaquée depuis des décennies par ceux-la même qui ont pour mission de la défendre et de la transmettre à des générations de petits français, ceux que Jacques Julliard appelle les "Trissotins de la modernité" et les "Turlupins de la pédagogie", a trouvé un brillant défenseur, Jean-Michel Delacomptée, auteur d'un essai rafraîchissant et rassurant, "Notre langue française", un peu nostalgique mais malgré tout optimiste face aux crétins pédagogistes qui encombrent encore l'Education Nationale. Jacques Julliard, à l'occasion de la parution de ce livre, a écrit une chronique remarquable, (Le Figaro du 5 mars 2018 : "Notre langue française" ), dont voici quelques extraits : PHILOSOPHIE LITTÉRAIRE ......."Car notre langue et notre littérature, c'est tout un". ......"Car notre littérature est une composante essentielle de la volonté des Français de former une nation et non de demeurer à l'état d'ensemble inconstitué de peuples désunis. Nous sommes le seul pays au monde où les plus grands philosophes sont d'abord des écrivains. Ce n'est pas remettre en cause le génie de Descartes, le plus français des philosophes, ni celui de Bergson, le plus littéraire d'entre eux, que de faire ce constat : les deux plus grands philosophes français sont de purs écrivains, c'est Pascal et c'est Rousseau. Tous deux disent du reste la même chose : que le plus grand problème philosophique, c'est la Chute, c'est à dire le Mal dont l'homme ne se relève, pour l'un que grâce au Contrat social, et pour l'autre, que dans L'imitation de Jésus-Christ". ..... DE LA MUSIQUE AVANT TOUTE CHOSE ....... " La langue française n'est prosaïque que lorsqu'on en exclut les poètes. Si je pense à Racine, à Lamartine, Verlaine et Apollinaire, quatre des très grands musiciens de notre langue, j'entends de la musique à l'état pur. Phèdre : " Ariane, ma sœur, de quel amour blessée Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée!". J'en conclus qu'il faut défendre chez nous le e muet comme un des droits de l'homme. Milly : " Efface ce séjour, ô Dieu, de ma paupière, Ou rend-le moi semblable à celui d'autrefois, Quand la maison vibrait comme un grand cœur de pierre De tous ces cœurs joyeux qui battaient sous ses toits !". Les sonorités, les cadences : si on lisait plus souvent Lamartine à haute voix, il se relèverait de l'oubli injuste dans lequel il est tombé. Verlaine : " Et, pour sa voix lointaine, et calme, et grave, elle a L'inflexion des voix chères qui se sont tues". Apollinaire : " Mer, je suis comme toi, plein de voix machinées. Et mes vaisseaux chantants se nomment les années". Quand je vous disais qu'il faut défendre le e muet comme la grotte de Lascaux ou l'abbaye de Sénanque ! ....." ...... LITTÉRATURE ET POLITIQUE .........." Romain Gary raconte, dans La Promesse de l'aube, que sa mère lituanienne lui disait : " Mon petit, il faut aimer la France parce qu'elle a fait de Victor Hugo un président de la République." Littéralement c'est inexact. Symboliquement, c'est profondément vrai. Pour être un président à la hauteur des attentes des Français, notamment des Français de gauche, il faut avoir quelque chose de Victor Hugo". ........"Après deux présidents qui traitaient la langue française comme HarveyWeinstein traitait les jeunes actrices, Emmanuel Macron a compris cela. Jean-Michel Delacomptée vante justement chez Macron "le sens romanesque du passé simple, le respect constant de l'ordre syntaxique, la précision millimétrée des mots, l'absence de cafouillage sue les pronoms relatifs....ou à l'inverse, l'expression triviale qui le rapproche de tout un chacun...". Et, ajoute-t-il, les Français sont heureux d'être respectés à travers leur langue. Comme de Gaulle, "d'autant plus éminent qu'il s'exprimait en propriétaire indiscutée de sa parole". ...".... CHRISTIANISME ET LITTÉRATURE ........" S'il y a un lieu où la laïcité, que l'on néglige trop aujourd'hui là où elle est nécessaire, n'a vraiment que faire, c'est bien la langue française et la littérature. C'est un fait paradoxal mais incontestable, notre littérature, au moins dans ses sommets, est devenue chrétienne à mesure que les Français se convertissaient à l'Incroyance". .... ......." Delacomptée cite Péguy : "C'est du même mouvement profond, d'un seul mouvement que ce peuple ne croit plus à la République et qu'il ne croit plus à Dieu. Une même stérilité dessèche la cité politique et la cité chrétienne. C'est proprement la cité moderne". (Notre jeunesse).".... .... ......." Contre cette cité moderne aussi gaie que des barres de HLM , comment se passer de littérature ? Avec Claudel et Bernanos, nous avons l'équivalent français d'Eschyle et de Dostoïevski, nullement inférieurs à leurs modèles, et nous feignons de l'ignorer. Et surtout, comment passer sous silence leur apport unique à la langue, ce " styleétourdissant, celui de Bernanos que plus personne n'approche, dont on n'imagine même pas qu'unpareil style pût exister".(Delacomptée). Il faudrait se demander pourquoi le sentiment religieux, expulsé de la Cité moderne, s'est réfugié dans l'oeuvre et dans l'écriture de quelques- uns .".... ..... UNE QUESTION POLITIQUE ......." .." Ma patrie, c'est la langue française" disait Albert Camus. Nous avons plus que jamais besoin de ce patriotisme linguistique et littéraire, qui est au génie français ce que le patriotisme constitutionnel est à la philosophie politique d'Habernas". ...... ........" J'ai pour finir une pensée pour Jean d'Ormesson, avec lequel j'avais au printemps dernier, formé le projet d'adresser à tous les candidats à la présidentielle une sorte de programme minimum de défense et illustration de la langue française. ....Ce projet n'a pas abouti. Mais le besoin demeure. Ce qui est en cause, ici, c'est moins la rue que la publicité et la télévision, ces assassins du français. La bataille pour la langue française est aujourd'hui la meilleure manière pour les intellectuels de servir la République."..... ....
Bel hommage à notre belle langue et un défi majeur à relever par ceux qui nous gouvernent !! Car s'il faut relever notre pays après quarante années d'incurie, il est impératif, "en mêmetemps", de sauver la langue française !!....
" L'orthographe, c'est aussi la politesse de la langue, et il faut apprendre la politesse aux enfants tout autant qu'aux adultes". Jacques JULLIARD
" Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour succomber à l'air du temps". John F. KENNEDY Le journal Les Echos d'aujourd'hui est porteur d'une nouvelle qui réjouira ceux qui, de moins en moins nombreux je le concède, rêvent encore d'hommes ou de femmes politiques au service exclusif de leur pays et fidèles à leurs convictions personnelles : madame Kosciusko-Morizet quitte la vie politique française. Il aura fallu quelques mois à cette "khmer verte" de l'écologie pour trouver une porte de sortie à la hauteur de son incommensurable orgueil qui n'a d'égal que son impéritie au cours de sa courte vie politique et gouvernementale. L'énoncé "ronflant" de sa nouvelle activité prête à sourire mais est révélateur du personnage à l'ego surdimensionné : " Responsable de l'activité Projet et Consulting de la division Cloud Infrastructure et Cyber sécurité (!!) du groupe Cap Gemini aux USA" (ouf!..).
Nous lui souhaitons bien entendu et selon la formule consacrée (un peu hypocrite ?..) "pleine réussite dans ses nouvelles fonctions" .... Les américains, ardents défenseurs du gaz de schiste dont l'exploitation leur a permis de devenir exportateur de gaz et de dynamiser de façon significative leur économie, devront se méfier de cette pasionaria de l'écologie qui a pour longtemps pénalisé le développement industriel de son pays en interdisant l'exploitation de ce bijou énergétique que représente le gaz de schiste. Une faute impardonnable dont il lui faudra un jour rendre compte. " Vingt siècles d'histoire sont là pour attester qu'on a toujours raison d'avoir foi en la France". Charles de GAULLE
" Savoir, c'est la science; croire savoir, c'est l'ignorance."
Hippocrate
Remarquable défense, parfaitement argumentée et frappée du sceau du bon sens, de l'enseignement des langues anciennes à l'école que je publie in-extenso.
Réf.: FIGAROVOX 6 Février 2018
Barbara Lefebvreest enseignante. Elle est co-auteur des Territoires perdus de la République (2002, rééd. Pluriel 2017) et vient de publier Génération «J'ai ledroit» (éd. Albin Michel, 2018).
"Plutôt que du rapport insignifiant sur la relation parents-école de deux parlementaires LREM travaillant en mission «flash», parlons de ce rapport plus essentiel pour l'avenir de notre école qui a été remis au ministre Jean-Michel Blanquer. Le lundi 29 janvier, Pascal Charvet, (helléniste et IGEN) et David Bauduin (IA-IPR) ont ainsi rendu public leur rapport intitulé Les humanités au cœur de l'école, commandé cet été par le ministre de l'Éducation nationale. Analyse ayant nécessité plus de quatre mois de travail. Donc pas une «mission flash»…
Le ministre affirme régulièrement vouloir porter une réflexion et une action pour redonner à l'école le sens de sa mission. Après des décennies de déconstruction, et après les dernières quatre années de singulière dévastation, l'école publique est en effet à la croisée des chemins. L'attente sociale est à son paroxysme, la défiance est générale. Mais parce que nous sommes français, que l'école est au cœur de notre histoire, que chez nous l'instruction est l'affaire de tous ce qui est assez singulier dans le monde, nous voulons encore y croire et attendons tous qu'une politique courageuse et innovante redonne à l'école son sens perdu. Il s'agit de revenir à la mission culturelle de l'école: instruire tous les enfants pour en faire des hommes et des femmes cultivés, libres de penser par eux-mêmes, et secondairement pour en faire des Français. Pour le reste, c'est à l'enseignement professionnel et/ou supérieur d'agir: l'école primaire et le secondaire ne sont pas là pour fabriquer des actifs prêts à l'emploi sur le marché du travail.
Instruire tous les enfants pour en faire des hommes et des femmes cultivés, libres de penser par eux-mêmes, et pour en faire des Français.
Ce rapport mérite d'être lu avec attention - et parfois délectation - car il propose une véritable vision de ce que pourrait être un enseignement des Langueset Cultures del'Antiquité(LCA) qui permette aux élèves de mieux maîtriser leur langue, de mieux apprendre à réfléchir, à s'exprimer, à comprendre le monde. La revalorisation des LCA est urgente car leur déclin, déjà commencé il y a plus de quinze ans, a été acté par la réforme de Najat Vallaud-Belkacem. Son ministère a diffusé dans l'opinion les pires contre-vérités sur cet enseignement pour justifier sa destruction: passéiste, caduque, élitiste. On a tout entendu de la part des pédagogistes entourant la ministre. Le rapport de Charvet et Bauduin tord le cou à ces mensonges. Ainsi montre-t-il que l'enseignement des LCA, quand il touche clairement un public défavorisé, favorise leur meilleure réussite scolaire. Il faut en effet rompre avec cette exclusion des LCA des réseaux de l'éducation prioritaire voulus par la gauche misérabiliste de la mouvance Terra Nova. Ce think-tank de gauche qui proposa en 2016 (dans son rapport intitulé Que doit-on apprendre à l'école ?) que la langue française ne soit plus la «langue exclusive» (sic) d'enseignement mais que les langues étrangères maternelles des élèves soient prises en compte pour favoriser leur entrée dans les apprentissages, notamment de la lecture! Cette idéologie qui pense «égalité des chances» en pavant l'enfer scolaire des élèves des milieux populaires de leurs bonnes intentions bobo-multiculturalistes et «inclusives», comme l'avançait aussi le rapport Thuot de sinistre mémoire… À la rentrée 2017, 13 % d'élèves latinistes ou hellénistes ont été recensés. Nous n'avons pas encore retrouvé les 28 500 élèves perdus avec la réforme Vallaud-Belkacem (qui avait rendu cet enseignement optionnel dans le cadre d'activités transdisciplinaires appelées EPI) mais c'est en bonne voie puisqu'on compte aujourd'hui presque 23 000 élèves inscrits en LCA. Preuve d'une part de l'engouement des familles pour le latin-grec, et d'autre part qu'en quatre mois, le volontarisme politique peut inverser une réforme calamiteuse. On attend donc le même volontarisme sur la refonte profonde de l'enseignement du français en maternelle et primaire et celui des mathématiques, pour n'évoquer que les cas d'extrême urgence. Sur la durée du quinquennat Hollande, 1 100 postes d'enseignants de lettres classiques avaient été perdus (sans qu'on entende beaucoup les syndicats partenaires-complices de Madame la Ministre). À la rentrée 2017, 9 240 enseignants sont en poste. L'offre ne peut donc pas encore répondre à la demande. Et nos collègues de LCA restent encore souvent isolés puisqu'ils sont seuls dans leur discipline au sein des effectifs d'enseignants. Les deux rapporteurs invitent à remédier à la «situation calamiteuse du recrutement» due à l'hémorragie des fermetures de classes de latin-grec. Espérons qu'ils soient entendus. Si le ministre ne visait d'ailleurs que l'efficacité, cela suffirait à le convaincre puisque les études montrent que les élèves latinistes ou hellénistes réussissent mieux que leurs camarades tant au brevet des collèges qu'au niveau du baccalauréat.
L'étude de la grammaire latine ou grecque permet une réelle compréhension de la structure du français, outre que son apprentissage construit une tournure d'esprit méthodique et rigoureuse.
La réflexion du rapport n'est pas que générale, elle est aussi concrète. Comment redonner sa place à cet enseignement laminé tant par une vision utilitaire de l'école que par une idéologie déconstructrice de la culture française? Malgré quelques rares ministres comme Chevènementou Darcos qui ont tenté d'enrayer le déclin, la situation est critique. C'est pourquoi il ne faut pas céder sur la quotité horaire accordée aux LCA (7 heures de la classe de 5ème à la 3ème) comme le font encore trop d'établissements. Les enseignants de LCA doivent marchander leurs heures auprès du chef d'établissement, car les 7 heures ont été placées dans la dotation horaire complémentaire depuis la réformeVallaud-Belkacem. Et ils ne font pas le poids face à des équipes disciplinaires plus fournies qui savent proposer des projets dans l'air du temps qui plairont mieux à l'inspection académique et au manager du collège (terme adéquat pour désigner certains principaux de collège). Il faut remettre ces horaires de LCA dans la dotation fixe et veiller à ce que la fameuse autonomie des établissements ne serve pas de prétexte pour tuer dans l'œuf tout effort de relance des LCA. Et pourquoi ne pas commencer dès la 6ème, en particulier dans les établissements de l'éducation prioritaire. Je suis personnellement favorable à ce que les LCA deviennent un enseignement obligatoire dans ces collèges-là! Cela contribuerait peut-être aussi à améliorer leur réputation. Les LCA sont nécessaires pour tous les élèves, où qu'ils soient scolarisés, car le niveau de compréhension en français et d'expression écrite comme orale baisse à vue d'œil depuis des décennies. Toutes les enquêtes en témoignent malgré le déni des pédagogistes ayant fabriqué l'illettrisme actuel et donc contribué à la déculturation générale. L'étude de la grammaire latine ou grecque permet une réelle compréhension de la structure du français, outre que son apprentissage construit une tournure d'esprit méthodique et rigoureuse. Les auteurs du rapport ont d'ailleurs raison d'insister sur l'intérêt de l'apprentissage du lexique puisque l'on voit bien sur le terrain l'appauvrissement généralisé du bagage lexical des élèves. Il n'y a que les pédagogistes pour trouver enrichissants l'écriture SMS ou le sabir de certains élèves, mâtiné d'argot des cités, de mots étrangers inconnus de la population française et de formules inventées par des rappeurs se vantant de détester lire … 80% des mots de notre langue viennent du latin ou du grec ancien, il s'agit là d'un héritage tant linguistique que conceptuel. Nous pensons, malgré nous, comme des héritiers du monde gréco-latin. Notre littérature, notre langage commun, s'y réfèrent sans-cesse. Au nom de quelle bizarrerie idéologique en avons-nous privé au moins deux générations d'élèves? Parce que le paradigme technologique et/ou économiste a décrété que le passé n'a plus rien à nous apprendre de nous-mêmes? Parce que les bouleversements démographiques à l'œuvre en Europe justifieraient que nous oublions de quel héritage civilisationnel nous tenons? Pourquoi redonner un nouvel élan aux LCA? Parce que les Humanités, terme remis à l'honneur par ce rapport, consistent précisément à produire un enseignement synonyme d'ouverture d'esprit, de formation intellectuelle de tout premier ordre faite d'exigence et de rigueur. Langues, cultures, histoire: l'étude de ces deux civilisations, matrices de la culture occidentale, aiguise l'activité intellectuelle de l'élève car elles exigent de la distance par rapport à un objet d'étude aussi lointain historiquement qu'il est proche de nous culturellement. Les LCA peuvent ancrer une formation générale de haut niveau car elles transmettent des savoirs, des savoir-être et des savoir-faire utiles à l'élève dans toutes les disciplines scolaires comme dans sa future vie d'adulte. Les LCA constituent bien un «foyer qui façonne notre langue et notre culture en constituant un modèle d'intelligibilité pour notre modernité et un facteur crucial d'intégration» comme l'écrivent les deux rapporteurs.
Langues, cultures, histoire : ces études aiguisent l'activité intellectuelle de l'élève.
Oui, il existe bien une dimension intégrative de la culture des humanités et ce rapport a le mérite de l'expliciter. Tous les élèves ont besoin de cet enracinement à l'aube d'un siècle où le déracinement culturel et national à l'œuvre en Europe risque de conduire à des catastrophes quand partout ailleurs dans le monde, les nations de moindre ou de grande influence géopolitique cherchent à valoriser leurs identités culturelles et nationales. Nous, Occidentaux européens ou nord-américains, sommes les seuls au monde à croire à la soupe de l'idéologie diversitaire, quitte à saboter l'universalisme des droits de l'Homme que nous avons inventé. Alors oui, l'enseignement du latin-grec, par sa dimension civilisationnelle, a une portée politique. Le gouvernement voudra-t-il l'assumer quitte à tourner le dos au discours de la société inclusive multiculturaliste dont le rapport Bergé-Descamps est la triste illustration ? Au ministre Blanquer de trancher, nous pouvons donc avoir confiance. À moins que le maître des horloges n'ait donné d'autres instructions…" **************************************** Tout est dit; à vous de jouer monsieur Blanquer !! " Le moment où je parle est déjà loin de moi ". Jean BaptisteBOILEAU
" Le vrai problème dans la chasse aux c..., c'est qu'il y a trop de gibier." Pierre ARDITI , "Quelque chose a changé". Dominique Bussereau, ancien ministre et député LR, vient de déclarer qu'il se mettait en congé du parti des Républicains car en désaccord total avec Laurent Wauquiez à qui il reproche une "dérive droitière intolérable"..... Rappeler les racines chrétiennes de la France, rappeler que l'islam a le droit d'exister en France mais doit respecter toutes les lois de la République et intégrer sans discussion les règles millénaires qui régissent notre beau pays de France, rappeler que l'histoire de France ne commence pas à la Révolution de 1789 et reconnaître le génocide vendéen , rappeler que la Famille traditionnelle française, catholique ou non, est constituée d'un père, d'une mère et des enfants,rappeler que nul ne peut décider, sauf cas particuliers très réglementés, d'euthanasier un être humain, ni de supprimer un embryon humain qui ne demande qu'à vivre, rappeler que la France est une nation libre et indépendante qui n'a pas de compte à rendre à un conglomérat européen qu'une armée de fonctionnaires serviles conduit au désastre, Monsieur Bussereau ne le veut pas, ne le supporte pas car ce triste individu n'a aucun courage politique, aucune conviction si ce n'est son ambition personnelle. A l'image de son maître en politique, François Bayrou...., ce robinet d'eau tiède a été de toutes les trahisons qui ont conduit la droite française dans une impasse dont elle aura le plus grand mal à sortir. Archétype du politicien sans envergure, pleutre, adepte du politiquement correct, opportuniste sans conviction, son renoncement à la politique est une excellente nouvelle qui réjouira tous ceux que la situation actuelle de notre pays emplit de tristesse, de colère et d'amertume. Puisse Bruno Lemaire qui vient de "s'illustrer" dans l'incroyable acharnement médiatique contre un des fleurons de l'industrie alimentaire française, Lactalis, en hurlant avec les loups sans rien connaître de la situation réelle, si ce n'estceque vomit à longueur de journée BFM TV, la poubelle médiatique qui fait et défait l'opinion, quitter lui aussi la vie politique qu'il a éclaboussée de sa médiocrité et de son incompétence depuis de trop longues années. Je laisse un groupe de hauts fonctionnaires français, les Arvernes, faire le bilan de l'action politique de ce triste sire : "Quelle déchéance pour cet homme, non dépourvu, du moins en apparence, de talents! Qu'en a-t-il fait? L'accumulation de diplômes ne suffit pas à conférer une âme. Trop parisien, trop bourgeois, trop grand, trop pâle, engoncé dans un corps dont il ne sait que faire, "Bruno le renouveau" nous a raconté une belle histoire, sur la force de la "volonté", sur la grandeur française et sur la survivance de l'écrivain en politique. Qu'en reste-t-il? L'homme qui, à 20 h 01, au soir de la primaire, ralliait Fillon et non Juppé, a fini chez Macron. L'homme qui dit "nous" quand il parle de lui en privé a perdu pied, croit encore à son destin présidentiel en toisant de haut tous ses collègues de gouvernement et les parlementaires, le Premier ministre et secrètement sans doute Macron lui-même. Mais qu'a-t-il fait sinon trahir ses électeurs, ses donateurs, ses partisans et son camp? Déjà son premier livre (le Ministre, 2004) annonçait cet ego boursouflé, cette suffisance hautaine et froide, cette croyance naïve dans les vertus du "mouvement" et cette complaisance incomparable pour la courtisanerie, la flatterie des puissants et l'esprit du "fayot" et finalement du traître."(Valeurs actuelles 4 janvier 2018). Un enterrement de première classe bien méritée !! " Le temps s'en va, le temps s'en va madame Las! le temps, non, mais nous nous en allons".