jeudi 16 juillet 2026

FIN DE VIE

 





" Nous entrons dans un monde où il est plus facile de mourir; j'aurais préféré un monde où l'on puisse vivre".

                             Michel HOUELLEBECQ


           

                            Honte à vous messieurs les députés, honte à vous messieurs les sénateurs, honte à vous mesdames les membres du gouvernement, honte à vous messieurs du gouvernement, honte à vous monsieur le président de la République ! Vous resterez dans l'histoire de notre pays comme les inventeurs d'une réforme anthropologique meurtrière...... Entre "aider" à mourir, et bientôt pousser à mourir..., OU aider à vivre, soigner et apaiser, vous avez choisi la mort,                           HONTE A VOUS !!

         
                      Le remarquable éditorial de Vincent Trémollet de Villers dans le Figaro ce matin nous fait mesurer le désastre anthropologique que nous prépare cette loi scélérate, votée par des "représentants du peuple (!!??)....qui ne représentent que leur ambition personnelle, leur arrogance, leur lâcheté, leur cynisme aux ordres d'un "chef"... de l'Etat dont la suffisance n'a d'égale que sa détestation de son peuple et de notre pays. 
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     Réf. : Le Figaro du 16 juillet 2026        
           
L’arrogance et la   conscience 

                          L’Histoire retiendra qu’un pouvoir épuisé, une Assemblée de fortune, un président plus impopulaire que jamais, le premier ministre « le plus ­faible » de la Ve République ont conjugué ­cynisme, lâcheté et idéologie pour, au ­milieu de l’été 2026, permettre à l’État ­d’administrer la mort.

Progressisme ? On cherche en vain le progrès moral dans cet oxymore assassin : « Tuer, c’est soigner. » Pas plus de progrès médical dans cette méthode irrémédiable d’abréviation des souffrances. Encore moins de progrès social dans cet abandon de l’État-providence au profit de ce que Dominique Reynié appelle un État « validiste ». Vieillards, grands malades, nerveux, désespérés savent désormais qu’ils sont « éligibles » au « droit à mourir ». On a beau tourner la chose dans tous les sens, on se cogne comme une mouche dans un bocal : comment faire cohabiter à l’hôpital des unités de suicidologie qui luttent héroïquement pour que des personnes ne mettent pas fin à leurs jours et des structures chargées d’assister le suicide ? Devant une telle contradiction, l’esprit est pris de vertige, et ce qui fait en l’homme l’humain s’insurge.

Il fallait, nous dit-on, un trophée « sociétal » pour la « legacy » du président sortant. Preuve supplémentaire que l’impuissance publique peut s’accompagner d’une immense arrogance anthropologique. Le tout dans un mélange de lyrisme, de kitsch et de légèreté. C’est Créon, mais au pays des selfies…

Incapable en dix ans d’améliorer la vie quotidienne des Français, Emmanuel Macron se félicitera certainement d’avoir, quarante-cinq ans après l’abolition de la peine de mort, rendu à l’État le pouvoir d’abréger l’existence. Où est la victoire ? Depuis la convention citoyenne pipée jusqu’à la « célébration » ministérielle annoncée avant même le vote, ce parcours législatif aura été un simulacre de délibération, une singerie démocratique. Il projette sur la fin de ce quinquennat un nihilisme d’État. Cela ne suffira pas, pourtant, à décourager ceux qui, dans la prévenance des soins, l’apaisement des souffrances, la protection des plus faibles, le mystère intime du dernier souffle, savent que la politique a le pouvoir de changer la loi, mais pas celui de profaner le sanctuaire de la conscience.


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       Nos "élites" avaient le choix entre la défaite et le déshonneur; elles ont choisi le déshonneur, elles ont aussi la défaite. (Winston Churchill, revue et corrigée ......).





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