mardi 23 janvier 2024

OUI A LA CAMPAGNE, NON A LA RURALITÉ

 



        "La disqualification du travail est la fin de la civilisation."

                                            Simone WEIL


                              L'abandon de la filière française face aux diktats de la Commission Européenne et des écologistes, véritables "talibans de la verdure", "khmers verts" enragés et irresponsables, est une nouvelle démonstration de l'incapacité à gouverner du roitelet Macron et de son équipe de bras cassés. Il y a longtemps que ces bobos mondialistes ont abandonné la campagne et l'amour de la terre de ses paysans pour la "ruralité" (!!) et ses règles normatives insensés et mortifères imposées par des fonctionnaires irresponsables.

                    L'éditorial de Vincent Trémolet de Villers dans le Figaro établit un diagnostic sans concession et alerte sur l'urgence pour le gouvernement français de faire preuve de courage  et de la nécessité de s'opposer rapidement et fermement. à Bruxelles.

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 « Malaise paysan : le Père Ubu est à Bruxelles »    

       Vincent Trémolet de Villers   (Le Figaro)                Editorial du 21/01/2024

 

                                Nos gouvernants feraient bien de se plonger dans Sérotonine, le roman de Michel Houellebecq paru en 2019. On y trouve une description poignante du malaise paysan, le tableau aussi d’une révolte désespérée contre l’Union européenne. Nous y sommes. De Berlin à Paris, de Varsovie à Amsterdam, les éléments de circonstances diffèrent, mais la structure de la crise est la même. Elle est la conséquence d’une logique inquiétante, d’un décroissantisme qui ne dit pas son nom, d’une contre-vérité doublée d’une immense prétention. Le postulat - l’Europe première coupable du réchauffement climatique - est faux ; la conclusion - nous serons la région du monde la plus vertueuse - est folle. S’ensuivent un certain nombre de décisions au nom bucolique : « pacte vert », « restauration de la nature », mais qui recouvrent une ivresse normative qui impose la réduction des cultures et facilite l’importation de ce que l’on pourrait aisément produire nous-mêmes. Ce n’est ni écologique ni profitable : le Père Ubu est à Bruxelles.

                                Nos agriculteurs retournent les pancartes des villes pour nous dire que l’on marche sur la tête mais ce ne sont pas eux qui mettent la France à l’envers, c’est ceux qui nous imposent des règles auxquelles échappent les tierces puissances : Chine, États-Unis, Amérique du Sud… trop contentes de déverser chez nous à bas prix ce que l’on n’a plus le droit de produire nous-mêmes.

                               Notre ministre repousse sa loi, Emmanuel Macron demande une pause normative, mais, là aussi, nous marchons sur la tête. À Bruxelles, c’est le très puissant président de la commission de l’Environnement, Pascal Canfin, qui mène la danse. Haute figure du macronisme écologique, il élabore et promeut au Parlement les lois qui bientôt tenteront de s’inscrire dans le droit français. C’est le même groupe Renaissance qui a voté contre l’intégralité des députés européens français l’accord commercial avec la Nouvelle-Zélande qui permet l’importation de lait en poudre depuis le bout du monde. Ce double jeu du pouvoir avec nos agriculteurs - intraitable à Bruxelles, compatissant à Paris - alimente un peu plus la colère.

Si Gabriel Attal cherche vraiment à sortir du funeste « en même temps », il trouve là l’occasion d’une clarification. Les paysans l’attendent et les Français aussi.

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             Un nouvel éditorial de Vincent de Trémolet de Villers est paru dans le Figaro qui a toute sa place dans ce billet :

Le paysan et la « start-up nation

     Vincent Trémolet de Villers   (Le Figaro)              Editorial du 23/01/2024

 

                                       Des tripes et du sang jetés sur les grilles des préfectures, du foin qui pave les routes de la « start-up nation », une famille endeuillée, au petit matin, par un chauffard sous OQTF. Les roues immenses des tracteurs roulent déjà sur les confettis d’une rentrée où la politique fut trop souvent réduite à des querelles de casting, des polémiques de cour d’école. Bulles de savon à côté de la révolte existentielle de centaines de milliers de paysans qui ne veulent pas mourir.


                    Survivre, pour eux, c’est bien de cela qu’il s’agit. La conjugaison de normes écologiques de plus en plus contraignantes et d’une mise en concurrence intenable (puisque les concurrents n’obéissent pas aux mêmes règles) rend l’exercice suicidaire. Le harcèlement réglementaire, la surveillance sous couvert d’impératifs climatiques, le sentiment d’abandon face à l’ampleur de la tâche, la pauvreté matérielle sur fond de subventions nourrissent un peu plus le découragement.

 

                    S’il est habile, Gabriel Attal parviendra à contenir la gronde avant qu’elle ne tourne en jacquerie. Supprimer la taxe sur le gazole, arracher les mauvaises normes, sortir du double jeu - non à Bruxelles et oui à Paris - sont un préalable, mais ce que nous disent ces engins agricoles sur l’autoroute résonne encore plus profondément. La puissance immatérielle du travail de la terre au pays de Sully, de Millet, de Giono est inversement proportionnelle à son déclin économique. Elle rejoint les attachements profonds et les vives inquiétudes de tous ceux qui ont quitté les champs depuis des générations mais veulent que continue la trinité de Braudel : pays, paysans, paysages.

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           Les 500 000 agriculteurs encore en activité dans nos campagnes n'ont plus rien à perdre et sont prêts à tout pour sauver leurs terres. Il est temps de leur donner la parole, de les écouter, de les défendre contre l'incurie de Bruxelles et de ses sbires écologistes idéologues et déclinistes.

          Monsieur le Président, un peu de courage s'il vous plaît !!


"Cher ministre, apprenez qu'il y a d'abord la France...ensuite l'État...enfin le droit."

                                 Charles de GAULLE






vendredi 12 janvier 2024

Thierry DESMAREST

 


                "Le talent fait ce qu'il veut, le génie ce qu'il peut".

                                      Jean-Baptiste INGRES


        Un grand capitaine d'industrie nous a quittés cette semaine. Thierry Desmarest a dirigé le groupe TotalEnergies entre 1995et 2010 puis en 2014-2015. Sous sa présidence le groupe Total est devenu le cinquième "major" de l'industrie pétrolière mondiale, fleuron incontesté de l'industrie française. Ingénieur brillant, stratège redoutable il a su développer et transformer une société hexagonale fragile et dépendante en un groupe international dynamique, reconnu et redouté par ses pairs anglo-saxons. Sa discrétion n'avait d'égale que sa volonté jamais démentie de développer et pérenniser une entreprise fer de lance de l'industrie énergétique de la France au même titre que le nucléaire, et ce malgré les attaques incessantes des soi-disant écologistes militants encouragés par des médias complaisants. 



           Merci, Monsieur Desmarest, pour tout ce que vous avez fait pour cette belle et prospère entreprise, ses collaborateurs et votre pays. 


          "Le but de l'entreprise n'est pas uniquement la production du profit, mais l'existence de l'entreprise comme communauté de personnes qui, de différentes manières, recherchent la satisfaction de leurs besoins fondamentaux et qui constituent  un groupe particulier au service de la société toute entière".

                      Saint JEAN-PAUL II    Centesimus annus   (1991)





mardi 2 janvier 2024

BONNE ANNÉE 2024 !!

 


 "La France ne peut être la France sans la grandeur".

                                             Charles de GAULLE


             Jamais notre pays n'avait atteint un tel niveau de décadence mais en ce début d'année il faut garder espoir et confiance dans son destin malgré la nostalgie qui nous paralyse et parfois l'angoisse qui nous étreint. Le sursaut du peuple de France est une constante dans l'histoire de notre pays, nul doute qu'une fois encore sa grandeur de nouveau éclairera le monde occidental. 

                       "La France est cet étrange pays qui ne choisit le renouveau qu'après avoir touché le fond et vécu le désastre dans toute son ampleur".  Jacques Julliard

              Les citations et textes qui suivent illustrent le constat ci-dessus, mélange de tristesse, de colère et de nostalgie mais aussi de confiance et d'espoir en un sursaut nécessaire et salvateur.  



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                    "Nous montrons de nombreux signes de symptômes de décadence"...    ..."Le vieil ordre européen expire; nos débats actuels paraîtront des luttes puériles aux yeux de la postérité. Il n'existe plus rien: autorité de l'expérience et de l'âge, naissance ou génie, talent ou vertu, tout est nié".  Chateaubriand,  Mémoires d'outre tombe.

                  "Soyons fermes, purs et fidèles; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé". Charles de Gaulle


                                               "Tout est suffocant

                                   Et blême, quand 

                                   sonne l'heure,

                                   Je me souviens

                                   Des jours anciens

                                   Et je pleure".

                                                   Verlaine


           "L'enfant est la ligne de flottaison de l'espoir d'un pays". Philippe de Villiers


                "Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare". Michel Audiard, Le Président, 1961



           "Si chacun connaissait ce que chacun disait

            Au sujet de...chacun, le monde se tairait.

            Pourtant celui qui loue tout le monde et chacun,

            En fait, ne lave personne et ne flatte qu'en vain.


            La mort n'oublie personne, on l'oublie trop souvent,

            Mais oublier de vivre est tout aussi courant.

            Jamais de son vivant, on ne devrait mourir,

            Quoi qu'on ait oublié lors du dernier soupir....".

                                      Jacques Grieu

                        


        "Il faut que la France redevienne une République; il faut que la France redevienne le creuset de la nation; il faut que la France redevienne une puissance industrielle; il faut que la France redevienne une espérance pour elle-même, mais aussi pour les autres peuples". Jacques Julliard


                    "Vieille France, accablée d'Histoire, meurtrie de guerre et de révolutions, allant et venant sans relâche de la grandeur au déclin, par le génie de renouveau! Vieil homme recru d'épreuves, détachés des entreprises, sentant venir le froid éternel, mais jamais las de guetter dans l'ombre la lueur de l'espérance!".

                   Charles de Gaulle,  Mémoires de guerre, t.II, L'unité, 1956


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 Si nous nous avons le sentiment d'être en deuil de la France, nous avons aussi le devoir de ne pas désespérer de nous et de provoquer le sursaut.


                                               BONNE ANNÉE !!






lundi 27 novembre 2023

FRANCE "Tout est foutu !...."

 

 


 " Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va".

                                                           SÉNÉQUE


                                         Notre beau pays de France court jour après jour au désastre non seulement économique mais aussi social, démocratique et humain. Désastre amorcé dès les années quatre- vingt et qui s'est accéléré depuis par la volonté coupable de nos élites de faire table rase de tout ce qui faisait de la France un pays dans lequel il faisait bon vivre, en particulier en reniant son passé, son histoire, ses origines chrétiennes, ses Lumières, sa culture, son art de vivre et en ouvrant ses bras, sous la pression des technocrates incultes européens et contre l'avis des français, à un  mondialisme économique dévastateur, à un écologisme irraisonné et stupide, plus proche d'une idéologie implacable que d'un comportement  raisonné nécessaire non pas pour "sauver la planète" mais la préserver, à une dictature de la pensée et du "vivre ensemble" qui rejette cette belle idée de Nation au profit d'un moralisme castrateur et enfin à une politique migratoire totalement folle et suicidaire. 

                                       Les événements de ces dernières semaines sont une nouvelle illustration sanglante de cette descente aux enfers contre laquelle nos gouvernants par incompétence et lâcheté, ne peuvent ou ne veulent agir. 






                Quelques jours avant de nous quitter Jacques Julliard nous a laissé un "testament" qui n'est autre que la préface de son dernier livre : "Chronique de déclin français", dans lequel il fait part de son inquiétude devant la situation catastrophique du pays et son avenir proche, mais nous soumet également, non pas un programme, ("Vit-on jamais Jeanne d'Arc, Louis XI, Henri IV, Louis XIV, Danton, Bonaparte, Clemenceau, de Gaulle, en porteurs de pancartes?"), mais un projet pour rétablir "l'unité et la puissance françaises" :

                "  ....    .......   1. Il faut que la France redevienne une République, c’est-à-dire un lieu sûr pour ses citoyens, égaux en droits et en devoirs. Il est intolérable que la police ait recours à la violence. Il est non moins intolérable qu’on ait recours à la violence contre la police. À l’État de protéger ses citoyens et ses agents.

                                 2. Il faut en outre que l’École redevienne, non un champ d’expérimentation pour pédagogistes en folie, mais le creuset de la nation. Jean-Michel Blanquer l’avait compris. Mais quel chantier! (ndlr : apprendre à lire, écrire, compter et....chanter !...)

                                  3. Il faut que la France redevienne une puissance industrielle. Chevènement et Montebourg avaient raison. Les mondialisateurs se sont conduits comme des bradeurs. La réindustrialisation est la condition de la préservation et de la prospérité du pays, de son niveau de vie, de son emploi. C’est aussi la condition d’un partenariat efficace avec l’Allemagne. Aussi longtemps que la France continuera de décliner, tandis que l’Allemagne continuera de progresser, ce partenariat sera bancal et inefficace.

                                  4. Il faut que la France redevienne une espérance, pour elle-même, mais aussi, si l’ambition n’est pas démesurée, pour les autres peuples. Le monde est de nouveau entré dans une zone de tempêtes et l’Europe à fondement franco-allemand est aujourd’hui le seul moyen de s’opposer à la folie croissante des impérialismes rivaux. On n’imagine pas le changement que constituerait le brusque surgissement d’une parole européenne à vocation universaliste dans ce monde de barbares.

                     On l’aura compris, je ne suis ni populiste, ni nationaliste, ni souverainiste. Certes non. Mais je suis patriote. Je souhaite de toute mon âme que la crise actuelle de la conscience républicaine débouche sur un renouveau de la cohésion et de l’ambition française.

Comment faire? Ni la droite, ni la gauche, ni le centre ne sont capables, ou à tout le moins désireux, de se lancer dans cette grande révolution patriotique. Le mieux que l’on puisse exiger d’eux, c’est qu’ils ne fassent pas obstacle au renouveau quand il surviendra.

                     Le chemin qui est esquissé ici n’a au départ pas plus d’une chance sur quatre de s’imposer à une nation pour le moment en plein désarroi. C’est plus que de Gaulle en juin 1940. À un moment donné, il y faudra une voix, une inspiration. Pour l’instant, je ne l’entends pas, non plus que vous, d’ailleurs. Il faut bien laisser sa part à la Providence."    

               Réf. : Le Figaro / débats   6 novembre 2023            Jacques Julliard

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              Laissons donc une part à la Providence et relisons cette poésie de Victor Hugo qui voit dans la prière le seul recours à son chagrin :

     "J'avais devant les yeux les ténèbres.

       L'abîme qui n'a pas de rivage et qui n'a pas de cime,

       était là, morne, immense, et rien n'y remuait.

       Au fond, à travers l'ombre, impénétrable voile, je m'écriais:

      "Mon âme, ô mon âme ! il faudrait, pour traverser ce gouffre, où seul n'apparaît, et pour qu'en cette nuit tu marches, bâtir un pont géant sur des millions d'arches.

        Qui le pourra jamais?

        Personne ! ô deuil ! effroi ! pleure !".

        Un fantôme blanc se dressa devant moi et ce fantôme avait la forme d'une larme ;

         c'était un front de vierge avec des mains d'enfants :

         il ressemblait au lys que la blancheur défend :

         ses mains en se joignant faisaient de la lumière.

         Il me montra l'abîme où va toute poussière,

         si profond que jamais un écho n'y répond;

         et me dit : "si tu veux je bâtirai le pont".

         Vers ce pâle inconnu je levais ma paupière.

         Quel est ton nom ? lui dis-je.

          Il le dit : "la prière".

                                            Victor Hugo




vendredi 31 mars 2023

PAUVRE FRANCE


                  


                 "Le passé n'est plus, l'avenir pas encore."

                                            SÉNÈQUE


          Les derniers événements qui secouent notre beau pays de France stupéfient le monde entier, humilient et désespèrent les Français, victimes de l'incroyable incurie de la classe dirigeante arrogante, affligeante de médiocrité. Le pays n'est plus dirigé, le peuple se divise et ne croit plus en rien. 

         Michel Onfray rappelle fort opportunément cette anecdote : 

                       "Dans Les Chênes qu'on abat...., Malraux rapporte cette phrase de général de Gaulle : "Si le dernier acte de ce  que fut l'Europe a commencé, du moins n'aurons-nous pas laissé la France dans le ruisseau." En 1969, c'était vrai; depuis 1969, tous les présidents de la République l'ont précipitée dans le ruisseau. Certains ont même fait profession de lui tenir la tête sous l'eau. Ont fait ou font encore.

                                    (Réf. : Figaro Magazine 29 mars 2023)

                                                                  ---

               Mon général, nous sommes dans le ruisseau !!


"Le choix en politique n'est pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable."

                                           Robert ARON





vendredi 17 février 2023

CANCEL CULTURE : Laurence EQUILBEY

 



 


                "Il n'y a que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine."

                                   Albert EINSTEIN

                   

      Réf: Le Figaro du 17 février 2022 

                          Décidément la sinistre "cancel culture", culture de l'effacement en français, a également envahi le monde de la musique, hélas... L'interview de la chef Laurence Equilbey qui dirige le Choeur Accentus depuis 30 ans en est une éprouvante confirmation. 

                          Outre le sempiternel refrain du non respect de l'égalité homme femme dans le monde de la culture, de la musique en particulier, écart qui à l'évidence s'amenuise année après année, et il faut s'en réjouir, madame Equilbey nous assène péremptoire : "si on regarde les chiffres sur la place des femmes dans la culture, on régresse" ..." A l'opéra, c'est bien pire. Or le vivier existe. Et ne parlons pas des postes de direction.". Les derniers épisodes de la vie agitée de l'Opéra Garnier et de La Philharmonique de Paris démentent en partie ces propos un peu hâtifs. Je ferai remarquer à Laurence Equilbey qu'une de ses consœurs, française, Nathalie Stutzmann, est chef invitée principale de l'Orchestre de Philadelphie et directrice musicale de l'Orchestre symphonique d'Atlanta. Si la France ne lui propose pas ce qu'elle estime mériter, il ne lui est pas interdit de postuler ailleurs...

                          Quant à la position de madame Equilbey sur la "cancel culture" la réponse est édifiante : 

                                           "Il y a aujourd'hui une vigilance qui me semble légitime, à moins de véhiculer des stéréotypes" ...  ... " On peut faire évoluer "sans canceller" "  ...  ... "Lorsque j'ai dirigé La Création de Haydn, j'ai préféré, par conviction, changer un mot en allemand pour qu'Eve dise à Adam, "J'ai été créée avec toi", et non "J'ai été créée pour toi". D'autres auraient peut-être dit qu'il fallait boycotter l'oeuvre".  Quelle bêtise! quelle suffisance!  Modifier le texte d'une oeuvre au nom d'un féminisme idéologique, cheval de Troie de la "cancel culture", est une faute grossière inexcusable. 


                         Voyez-vous, Malraux, il y a quelque chose qui ne peut pas durer : l'irresponsabilité de l'intelligence. Ou bien elle cessera, ou bien la civilisation occidentale cessera".

                              Charles de GAULLE

      Avec la "cancel culture" nous y sommes !!   (ndlr)




vendredi 30 décembre 2022

BONNE ANNÉE !!

 


"Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire."

                                      BENOÎT XVI


                     A l'heure où notre pays s'enfonce jour après jour dans une décadence qui ne dit pas son nom, fruit de plus de 40 ans d'incompétence, de manque de courage, d'abandons, de soumission à un mondialisme mortifère, de renoncements à porter haut les valeurs millénaires de la patrie, comment ne pas rappeler ces paroles de la dernière grande figure historique de la France, Charles de Gaulle prononcées en 1958  avant de reprendre le pouvoir d'une nation à l'agonie :

  "Nous sommes un pays qui chancelle au bord d'un abîme financier, économique et social. Nos budgets sont des fictions.....Pauvre France à genoux qu'il faut relever ! Nous assistons à la décomposition des élites....Les Français n'ont plus de ressort. Le ressort d'un peuple c'est l'ambition. La Frasnce ne peut se passer d'une grande ambition nationale....On ne fait rien avec un peuple couché. Les Français sont couchés et, voyez-vous, plus ils seront couchés, plus ils seront heureux....Tout a une fin. Pourquoi la France n'aurait-elle pas une fin ? Oh! Je ne dis pas que si les Français prenaient peur, que si on les égorgeait, il n'y aurait pas un nouveau sursaut. Mais les Français n'ont pas l'ambition d'une politique, parce qu'ils pensent ne plus avoir les moyens de cette politique."

                 (Réf.  : Jean-Raymond TOURNOUX,  La tragédie du Général )


              Plus de soixante ans après, retour à la case départ sous les coups de butoir de politiciens ambitieux, minables et incompétents.


                       BONNE ANNÉE tout de même ! ......


           "Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores,

             Etonnons-nous des soirs mais vivons les matins."

                                          Guillaume APOLLINAIRE





vendredi 18 novembre 2022

LCI : UKRAINE TV ?

 

             





 "Vous pouvez ne pas aimer ce monde mais vous pouvez pas ne pas le comprendre."

                                Alexis de TOCQUEVILLE

              
                Monsieur Brunet, journaliste à LCI, taisez-vous ! Vous nous soulez. Depuis Février 2022 la chaine d'information en continu est devenue Ukraine TV, avec à sa tête monsieur Brunet qui se comporte exactement comme ceux qu'il critique à longueur d'émission, les journalistes de la TV d'Etat russe. Une information entièrement à charge, des débats sans contradiction, des affirmations non vérifiées assénées comme vérités indiscutables, le plus souvent démenties par les faits quelques heures après mais jamais corrigées, etc...etc...Russia TV, censurée par le CSA, ne faisait pas mieux dans le camp adverse!...

                 Il y a quelques mois, à vous écouter, Poutine, "selon des milieux bien informés" (des opposants russes en réalité...) souffrait d'un cancer incurable puis, quelques semaines plus tard, n'avait plus toute sa tête pour enfin n'avoir plus que quelques semaines à vivre.....On mesure aujourd'hui la qualité de ces informations LCI ! Quelle hauteur de vue, quelle finesse d'analyse...LCI ne sort pas grandie de ce triste spectacle en continu. L'Ukraine 24h sur 24, il faut oser!

                 Que dire des "experts" auto-proclamés qui sévissent dans toutes les émissions de LCI / Ukraine TV : une armée de personnages, le plus souvent à la retraite, à la recherche de notoriété médiatique. En particulier quelques "passionarias" ukrainiennes plus agitées et excessives que crédibles. La partie adverse, prorusse en l'occurrence, n'a jamais la parole. Etrange pour une chaine d'information qui se doit d'être équitable dans ses informations et ses débats et objective dans ses analyses. 

                 Zélateurs inconditionnels de Zelenski n'avez-vous pas remarqué  que ce va-t'en- guerre médiatique n'a pas la stature d'un homme d'Etat, quoi qu'ait pu dire un de vos "experts" qui a eu le culot, un jour, de le comparer à Churchill !!..? Ce n'est qu'un acteur de deuxième zone qui surjoue au détriment de son peuple qui souffre. Quel aveuglement coupable de la part de ce Churchill de pacotille!
 
                 Messieurs les journalistes de LCI par votre attitude vous ne rendez pas service à un pays, l'Ukraine, agressé par un pays dont le totalitarisme de ses dirigeants ne doit pas condamner en permanence son peuple à l'injure et au mépris. Le peuple russe et le peuple ukrainien dans leur grande majorité aspirent à la paix, ne participez-pas à leur malheur par vos outrances unilatérales.
 
 "Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine des autres."

                      Romain GARY






lundi 10 octobre 2022

TOTAL : LETTRE À LA CGT

 



  "La disqualification du travail est la fin de la civilisation."

                              Simone WEIL


                            Aux Salariés CGT TotalEnergies,

    Messieurs, 

       Ancien salarié Total pendant 35 ans, actionnaire, comme vous, ne vous en déplaise, au travers du Plan Epargne Entreprise, je ne peux me taire devant tant de bêtise et d'arrogance. Votre comportement irresponsable et d'un égoïsme inimaginable est une injure faite à vos anciens camarades cégétistes pour qui le combat syndical avait une signification. Vos méthodes de voyous vous déshonorent.

      Faut-il vous rappeler que "l'Intéressement" que vous avez touché cette année, entre 7000 et 9000 euros, correspond à un dividende de 1€ proposé aux actionnaires propriétaires de 7000 à 9000 actions !...... Vous qui vilipendez ces "cochons d'actionnaires", réfléchissez un peu avant de vous exprimer. La "Participation" que vous allez également recevoir cette année devrait doubler cette somme.....Alors, salarié ou actionnaire même combat ?....

      Votre position de salariés privilégiés n'est pas usurpée, montrez-vous en dignes! Vos revendications sont un camouflet envers la France qui travaille et qui ne mérite pas votre mépris et votre suffisance. Vous vous trompez d'adversaire, vous vous trompez de combat, vous trompez vos derniers soutiens (ils sont rares...), vous vous trompez vous-mêmes : votre position est injustifiable.

       "Petits bourgeois de pétrole" vous n'êtes pas crédibles, pire vous êtes  irresponsables. 

                Messieurs, prenez vos responsabilités et asseyez-vous autour de la table des négociations. Vous n'en sortirez pas grandis, il est trop tard, mais, peut-être, ne perdrez vous pas la face..... 

                                  

"La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave."

                              Charles de GAULLE






mardi 6 septembre 2022

LA FRANCE : ROME N'EST PLUS DANS ROME ....

 


        "Rome n'est plus dans Rome, elle est toute où je suis." 

                 Sertorius  (Pierre Corneille)


                      Un Président aux abois, incompétent, autoritaire, menteur et méprisant, un gouvernement de technocrates incultes, hors sol et sans boussole, un Parlement transformé en pétaudière médiatique inaudible et ridicule, la France n'est plus qu'un pays à la dérive qui, année après année depuis maintenant près de 40 ans, abandonne son peuple et l'entraine vers le chaos. 

 La très lucide analyse de Jacques Julliard, "Je vote Clémenceau ou "peut-on réformer en France?", pose un diagnostic sans concession et propose, sans illusion semble t'il...., quelques solutions envisageables pour un sursaut encore possible de notre ancien et beau pays. Il conclut sur une belle réflexion : "Et si on aimait la France?".

                 N'est-ce pas trop tard? Impéritie collective de nos "élites", naufrage industriel inique, écologie dogmatique et punitive, Enseignement et Universités massacrés par les "pédagogistes" au pouvoir depuis 1968, sans parler de la destruction de la Famille socle de la Nation, mondialisation aveugle, instrumentalisation coercitive d'un réchauffement climatique bien réel mais dont l'origine n'est pas humaine mais "astrale", ....,  ....  Le défi est immense pour ceux ou celles qui auront la lucidité et le courage de dire : Stop !

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Réf. : Le Figaro, 5 septembre 2022

         Et si on aimait la France?

                  Pour moi, le problème politique tient aujourd’hui dans cette question: y a-t-il quelqu’un qui soit porteur, au-delà des intérêts catégoriels, d’un projet pour la France? Au risque de scandaliser, je dirai que son étiquette politique m’importe peu. J’exclus seulement le Rassemblement national: non que Marine Le Pen soit indigne ou incapable: elle est en train de démontrer le contraire. Mais son mouvement, fût-ce malgré elle, est porteur, dans certaines de ses composantes, d’une vision trop éloignée de la démocratie.

                      Ce n’est pas un hasard si, à ce moment précis de l’histoire de France - et de la mienne propre -, le nom de Charles de Gaulle est revenu à plusieurs reprises sous ma plume. Si, contre vents et marées, contre la plupart de mes amis, je suis résolument attaché au système présidentiel et au scrutin majoritaire qu’il nous a légué, c’est parce que seule une personnalité d’exception, hors de toutes les séries, est capable de remettre la France en mouvement, en l’aidant à dépasser les égoïsmes catégoriels. Cela n’a rien à voir avec le principe autoritaire du chef. C’est ce que les Anglo-Saxons appellent le leadership démocratique.

                      Renan: «La nation ne saurait se réduire à une race, à une langue, à une religion. La nation est une âme, un principe spirituel.» Autrement dit, quelque chose qui dépasse chacun de ses enfants et qui, ce faisant, leur permet d’être eux-mêmes. Un principe spirituel ne se divise pas. Il ne se vote pas par paragraphes. Il ne relève pas de la représentation proportionnelle. En politique, il est porté par un individu d’exception, non par une combinaison électorale. Je ne connais aujourd’hui ni réformiste, ni révolutionnaire, ni conservateur. Je ne connais que des clientélistes et des patriotes. La volonté des Français de refaire la nation est la condition même de leur avenir. Une telle volonté suppose le dépassement de l’individualisme sous ses deux formes: l’individualisme singulier, celui de l’individu proprement dit, l’individualisme collectif, celui qui se réfugie dans le groupe de pression ou même la classe sociale. Au sein de l’ensemble européen dont j’ai dit la nécessité, la nation est l’instance pertinente du renouveau. Écoutons Clémenceau devant la Chambre des députés, le 11 novembre 1918, pour célébrer la victoire.

                       Après avoir rendu hommage aux morts il parle des vivants: «Nous les attendons pour la grande œuvre de reconstruction sociale. Grâce à eux, la France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’humanité, sera toujours soldat de l’idéal.» 

             Je vote Clémenceau.

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  Un sursaut est-il encore possible? Une prise de conscience ne peut venir que des français dont le bon sens et la capacité à réagir ne peuvent avoir été entièrement mis sous le boisseau par des dizaines d'année d'incurie. 

Le général de Gaulle nous a appris qu'au fond du drame national on trouve toujours "l'anéantissement de l'Etat". Nous y sommes.. . Il nous a également appris que l'espoir allait de pair avec l'effort. Au travail !


 "Au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé."

            Charles de GAULLE

"Ce ne sont pas des aigles qui ont sauvé le Capitole."

              George CLEMENCEAU