samedi 10 novembre 2018

MACRON : attention danger !...







                           LE SCANDALE BENALLA

                              "Cette misérable affaire a été le symptôme des dysfonctionnements élyséens. La triste vérité a été dévoilée: Emmanuel Macron agit, non pas en chef d'État, mais d'abord en chef de clan. Parce qu'il se méfie de l'État, il cherche à lui substituer un État-Macron, c'est-à-dire un réseau d'obligés: des courtisans dévoués à sa propre personne. Parce qu'il n'a vraiment confiance ni dans le corps préfectoral, ni dans la police nationale, ni dans la gendarmerie nationale, ni dans les autres corps constitués au cœur régalien de notre République, Emmanuel Macron y a placé quelques sbires ne rendant compte qu'à lui. L'étrange Benalla a été l'un d'entre eux, protégé et protecteur du système macronien qui règne aujourd'hui sur la France".



                             LE SUFFRAGE UNIVERSEL

                               "Comme député à l'Assemblée nationale, comme citoyen et comme patriote, je tiens évidemment au suffrage universel. Je n'oublie pas qu'il a été une conquête: c'est une liberté qui permet, théoriquement, la souveraineté des Français. Mais cette liberté est aujourd'hui dévoyée par l'illusion présidentialiste. Autrement dit: le problème n'est pas d'élire un président de la République, mais c'est de faire semblant de choisir tous les cinq ans un sauveur omniscient, un magicien omnipotent, comme si toute la délibération et toute la décision politiques pouvaient être miraculeusement concentrées, en un instant, dans sa personne. C'est une régression antidémocratique, qui conduit au principat que nous subissons aujourd'hui: un régime où le Prince n'écoute que ses propres désirs et où le culte de la personnalité provoque un vif ressentiment. Car il n'y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne: on peut très vite quitter le temple de Jupiter, pour finir condamné à être jeté dans le vide".




                               FOSSOYEUR DE LA RÉPUBLIQUE

                                "Emmanuel Macron n'est ni gaulliste ni gaullien. Il n'est pas le restaurateur de la Ve République originelle, celle du général de Gaulle et de Michel Debré. Il n'est que l'amplificateur de la funeste révision constitutionnelle de l'an 2000, qui a instauré le présidentialisme quinquennal. Et s'il parvient à ses fins, il deviendra le fossoyeur de la Ve, en accroissant jusqu'à l'absurde les travers du présidentialisme qui l'a créé. C'est tout l'enjeu, dans les mois à venir, des débats sur la révision institutionnelle. Car le Prince veut imposer une «Constitution Macron», pour affirmer encore son emprise personnelle sur notre République, en démolissant ce qui reste du Parlement. Ce serait, alors, un Requiem pour la Ve. Au contraire d'Emmanuel Macron, je plaide pour que nous revenions à l'esprit de 1958: un président qui préside, un gouvernement qui gouverne avec le concours et sous le contrôle d'un Parlement libre et solide".



                                PRÉSIDENT POST-NATIONAL

                                  "Le règne macronien fragilise l'État nation, sous l'effet de trois disgrâces idéologiques: l'européisme, le tribalisme et le transformisme. La première entrave l'État sans lui offrir le relais de puissance continentale dont nous avons pourtant besoin. La deuxième défait la France par l'immigration de masse, la démission devant l'islamisme et la division en communautés séparées. La troisième fragilise la nation en aggravant les clivages territoriaux et sociaux. «En marche, ou crève!», voilà l'injonction implicite du Prince à ses sujets: bougez vite ou disparaissez, dépêchez-vous de rejoindre le nouveau monde ou écartez-vous. Mais le peuple de France se réveille. Aujourd'hui, la fête princière est finie. La nation n'a pas dit son dernier mot. Et il nous faut préparer, dès maintenant, l'après-Macron. Je le dis comme secrétaire général délégué des Républicains: notre responsabilité, dans les trois ans qui viennent, est de définir sérieusement un projet de réconciliation nationale. C'est la mission de la droite nouvelle, pour que vive la France".


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       Encore près de trois ans avec ce triste personnage, les Français vont souffrir...... 



" Comment ne pas regretter la sagesse d'avant? Comment ne pas donner un dernier souvenir à cette innocence que nous ne verrons plus".

                          Charles  PEGUY







mercredi 7 novembre 2018

TRUMP, DESPITE EVERYTHING




" Le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin".

                   Alexandre  SOLJENITSYNE



            Analyse objective et raisonnable d'Ivan Rioufol face à un déchaînement médiatique anti-Trump complètement hystérique relayé par des bobos que la "révolte populaire" qui monte partout dans le monde, y compris en France, commence à effrayer.......Les soi-disant élites inter mondialistes pleines de morgue n'ont plus que l'injure pour unique recours contre la révolte naissante de ceux qui "fument des clopes et conduisent des voitures diesel", mais surtout qui aiment leur pays et leurs traditions séculaires.


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Réf. :  Ivan Rioufol


                        "La “vague” anti-Trump a fait flop, en dépit de la mobilisation générale des médias, du show-biz, des intellectuels, des universités, mais aussi des faiseurs de scandales, des fouilleurs de poubelles, des dénonciateurs anonymes et de tous les habituels prêcheurs du camp du Bien. Le président des Etats-Unis trébuche à la chambre basse, dans un scénario devenu coutumier pour des Midterms. Mais il n’a rien perdu de sa dynamique, qui lui ouvre un possible nouveau mandat pour 2020. Ce matin, Donald Trump a salué “un immense succès” pour son camp : c’est malgré tout beaucoup dire, puisqu’il devra subir une cohabitation avec une gauche hystérisée, qui ne lui fera aucun cadeau. Reste que ce résultat démontre à ceux qui en doutaient encore que l’Amérique silencieuse demeure une réalité politique importante. Elle n’a rien de commun avec l’Amérique Il est aisé de faire le parallèle avec ce que connait la France. Les Oubliés de chez nous ressemblent aux Forgotten men de là-bas. Ce même électorat, qualifié de populiste par les élites, est en train de s’imposer comme le nouvel acteur incontournable.

                    N’en déplaise à la pensée commune : Trump n’est pas l’abruti ni le vendu qui ressort des caricatures de ses adversaires. Le procureur Robert Mueller, qui traque le président, n’a jusqu’à présent rien prouvé de ses multiples soupçons. Les électeurs, eux, ont pu juger Trump sur ses résultats économiques : une croissance en hausse, un chômage en baisse, un pouvoir d’achat en progression. Les blues collars, les ouvriers, savent ce qu’ils doivent à la révolution trumpienne en cours. Ce sont ces classes moyennes qui ont délaissé la gauche pour rejoindre les républicains. Les démocrates ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils furent. Comme le remarque Guy Millière, bon observateur de la politique américaine : “Le parti démocrate, de fait, n’est plus de parti de John Kennedy. Il n’est plus le parti de Bill Clinton (…). Il est le parti de Barack Obama et de Bernie Sanders, d’Elizabeth Warren et Kamala Harris, de Keith Ellison et de Tom Perez (…) Il est un parti extrémiste”. Les élections de mi-mandat confirment la nouvelle sociologie démocrate, qui attire les minorités ethniques et sexuelles, les femmes célibataires, les étudiants, les diplômés de l’internet, etc. 

                    Le parti démocrate s’enlise dans le gauchisme et ses utopies. Pour sa part, le parti républicain se convertit à la pensée positive et au réalisme patriotique de Trump : une stratégie apparemment gagnante."


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                     Les américains n'ont évidemment pas désavoué Trump; ils l'ont simplement invité à plus de mesure, de réflexion et d'écoute sans pour autant abandonner ses promesses de campagne : "America  first !". La majorité renforcée des Républicains au Sénat lui permettra de continuer à mener sa politique étrangère comme il l'entend, n'en déplaise aux altermondialistes de tout poil, et de renforcer la majorité  républicaine à la Cour Suprême des Etats-Unis, garante des valeurs fondatrices de l'Amérique et qui en font sa grandeur.



       " La victoire a mille pères, la défaite est orpheline".

                      John  KENNEDY  





lundi 29 octobre 2018

CENTENAIRE DE L'ARMISTICE : Honte à vous monsieur Macron !










" Au temps où il y avait des Patries, la France a été une Patrie par excellence, une Patrie plus Patrie que les autres".

                   Georges  BERNANOS




                          L'injure faite aux soldats français morts lors de la Grande Guerre par le minable petit président Macron a inspiré une formidable réponse au général Bruno DARY. La célébration du centenaire de la victoire se fera sans vous, deuxième classe Macron, et c'est mieux ainsi !.......




Tribune du Général  Bruno  DARY :

                                "Et, toi, soldat inconnu, que dis-tu ?"


(Réf. : Le Figaro  30 octobre 2018).



                                   "Toi, soldat inconnu, dont le silence et le sacrifice font la grandeur, que dis-tu de cette controverse ou, du moins, de ce malentendu? Au moment où le pays s'apprête à célébrer le centenaire du 11 novembre 1918, que dis-tu de ces propos douteux sur l'utilité de tes souffrances et de ta mort, comme sur l'importance de ta victoire? Toi qui reposes sous cette arche immense, qui es à la fois soldat français, héros anonyme et célèbre, que dis-tu à ceux qui oublient que sur ta tombe est inscrite cette simple épitaphe: «Ici repose un soldat français, mort pour la Patrie»? 

                                 Toi qui es enterré ici, mais dont le tombeau est aussi le cénotaphe de tes quelque 1.400.000 frères d'armes morts pour la France au cours de la Grande Guerre, que dis-tu de ceux qui ne voient en vous que des «civils armés», quand toute la nation était derrière vous? Toi qui étais instituteur, paysan ou mineur, peut-être pêcheur, étudiant ou gradé, que dis-tu à ceux qui voudraient faire une différence entre ceux du front et ceux de l'arrière?

                                 Toi qui es mort dans le fracas de combats inhumains, que dis-tu, cependant, de l'hommage sans pareil qui te sera rendu par plus de cent chefs d'État, venus du monde entier se recueillir sur la tombe d'un simple soldat et se souvenir de votre sacrifice? 

                                 Toi qui as disparu sur un champ de bataille, au hasard d'un clair matin ou dans un ultime assaut, comme simple sentinelle ou modeste fantassin, que dis-tu de te voir honoré au cœur de Paris, où le monde entier aura les yeux focalisés sur une sobre sépulture, au milieu de «l'appareil des grandes funérailles»? 

                                 Toi qui es mort loin de chez toi, dans le tumulte des combats, que dis-tu de voir ainsi mis à l'honneur par le chef de l'État, une semaine durant, les plus grands champs de bataille, théâtres des plus grands sacrifices? 

                                 Toi qui as été pleuré par une mère, un père, une épouse, des enfants, des amis, et puis avec le temps, qui n'es devenu qu'un nom gravé en lettres d'or sur nos places, que dis-tu de l'hommage quotidien qui t'est rendu depuis près d'un siècle au cœur de Paris, au moment où le jour décline?








                                  Toi qui nous permets aujourd'hui de vivre librement dans un pays en paix et une Europe réconciliée, que dis-tu à ceux qui écrivent que votre combat n'était qu'une «boucherie», que ton sacrifice et celui de tes compagnons d'armes ont été inutiles, quand bien même resterait-il incompréhensible à notre regard d'hommes contemporains? 

                                 Toi qui as eu la pudeur de rester anonyme, sans que personne ne connaisse ni ton nom, ni ton grade, que dis-tu de ces critiques, cherchant à diviser les chefs de leurs soldats, oubliant que tous, vous avez supporté ensemble la vie des tranchées? Toi qui es parti de chez toi, pour une guerre que d'aucuns annonçaient courte, fraîche et joyeuse et qui, au fil des mois, est devenue longue, triste et lugubre, que dis-tu à ceux qui voudraient prétendre que le pays n'a pas été uni du premier au dernier jour, derrière ses poilus? 
                                 
                                  Toi qui es mort trop tôt pour recueillir les fruits de la victoire, que dis-tu à ceux qui voudraient rabaisser le mérite de tes chefs, et oublier d'honorer l'ensemble des maréchaux? Et que dis-tu à ceux qui ont oublié que la sonnerie du cessez-le-feu fut pour tous les pays engagés un grand soulagement pour la paix retrouvée, mais aussi une vraie amertume au vu du prix payé? Ne penses-tu pas qu'il est temps, en honorant ta victoire, de célébrer aussi la réconciliation des peuples?
Quoi que tu penses de ces querelles, soldat inconnu, qui as mérité mieux que le Panthéon comme sépulture, sois sûr que tant qu'il restera des anciens combattants, ardents et bénévoles, des chefs d'État et des ambassadeurs sensibles au sens de ton engagement, la Flamme qui brûle jour et nuit sur ta tombe restera pour toujours la «Flamme du souvenir».

                                  Toi qui es mort pour défendre chaque arpent de terre de notre pays, sois certain que tant qu'il restera des associations, des corps constitués, des sportifs, des artistes et des élus prêts à se déplacer pour honorer ta mémoire, cette Flamme restera la «Flamme de la Nation».

                                   Toi qui es tombé pour que tes enfants vivent librement, sois rassuré: tant que des collégiens, des lycéens et des étudiants, à l'instar de ceux qui se sont rassemblés pour t'honorer le 11 novembre 1940 malgré l'interdiction de l'occupant, des scouts, des guides et des jeunes de tous horizons et de toutes nations viendront raviver la Flamme, elle restera la «Flamme de l'Espérance»! ".


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" Je ne vous demande pas le repos / Ni la tranquillité / Donnez-moi ce que l'on vous refuse / Je veux l'insécurité et l'inquiétude / Je veux la tourmente et la bagarre".

                        Prière des parachutistes






vendredi 26 octobre 2018

ZEMMOUR : Destin français






         " La France sait qu'elle a un futur, mais elle ne se voit pas d'avenir".

                           Eric ZEMMOUR


                       Le livre d'Eric Zemmour, "Destin français", n'en déplaise aux pisse-vinaigres, bobos bien-pensants et autres médias du politiquement correct, est un livre remarquable, formidable leçon d'histoire de France, de LA FRANCE, telle que nous la transmettaient scrupuleusement et avec enthousiasme nos professeurs d'avant le noyautage de l'Education Nationale par les progressistes de tout poil.
                       Ivres de rage à l'idée que ce magnifique hymne à la France ait pu être écrit par un immigré juif algérien, nos pitoyables dictateurs de la pensée unique ont décrété l'omerta médiatique sur cet ouvrage. Rien n'y fait messieurs les censeurs: près de 100 000 exemplaires vendus en moins de 2 mois ( à comparer aux 2718 (!!...) exemplaires du  'livre témoignage" du journaliste people Marc-Olivier Fogiel et de son mari.... dans lequel ils se vantent d'avoir eu recours à la GPA à l'étranger pour satisfaire leur "désir d'enfant" (!), et ce malgré un battage médiatique indécent.)

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                                       La lecture de l'introduction du bouquin de Zemmour nous plonge dans une nostalgie joyeuse et amère à la fois, mais nous laisse espérer malgré tout des jours meilleurs.

Quelques extraits :

............" J'avais pourtant su qu'être français, c'était précisément ce sentiment qui vous pousse à prendre parti pour votre patrie d'adoption, même si elle avait combattu vos ancêtres" ....  ...." Etre français, quand on n'est pas un fils des pères selon la chair, mais un fils des pères selon l'esprit, c'est prendre parti pour des pères d'adoption jusques et y compris contre ses pères d'origine. C'est prendre le parti de la raison sur l'instinct, de la culture sur la nature, c'est à dire "nous" même quand le nous qu'on est devenu affronte le nous qu'on fut".. ...

............" Le philosophe Rémi Braque, spécialistes des religions, explique qu'à l'exception du christianisme, qui est selon le mot de Hegel la "religion absolue", toutes les religions sont à la fois des religions et quelque chose d'autre: le judaïsme est à la fois une religion et un peuple, le bouddhisme, une religion et une sagesse; l'islam, une religion et un système juridico-politique".....  

.........."  Un français de rituel juif et de culture catholique. C'est tout le paradoxe et toute la complexité de ce que l'on appelait naguère une "assimilation réussie". Toute la subtile richesse aussi. Comme disait André Suarès : "Un peuple comme la France peut n'aller jamais à l'église : il est chrétien dans ses moelles. Ses erreurs mêmes sont chrétiennes et ses excès quand il veut introduire la politique dans l'ordre du sentiment. Nation très chrétienne: elle a l’Évangile dans le sang"." .....  ....

.........." Je ne crois pas en la résurrection du Christ ni dans le dogme de l'Immaculée Conception, mais je suis convaincu qu'on ne peut être français sans être profondément imprégné du catholicisme, son culte des images, de la pompe, l'ordre instauré par l'Eglise, ce mélange subtil de Morale juive, de Raison grecque, et de la Loi romaine, mais aussi de l'humilité de ses serviteurs, même forcée, de leur sensibilité aux pauvres, ou encore de ce que René Girard nous a enseigné sur la manière dont Jésus, en se sacrifiant, a dévoilé et délégitimé l'ancestrale malédiction du "bouc émissaire". Dans son fameux texte sur "l'enracinement", Simone Weil distingue entre catholicisme et christianisme. Le catholicisme, c'est la Loi (juive) et l'ordre (romain). Le christianisme, c'est le message du Christ, c'est "aimez-vous les uns les autres", c'est "il n'y a plus de Grecs ni de juifs, ni hommes ni femmes". La loi et l'ordre subvertis par l'Amour. Bien que née juive, Simone Weil se sent chrétienne, mais voue aux gémonies le catholicisme. Je suis aux antipodes de notre noble philosophe. Je fais mien le catholicisme, qui bien qu'universel se marie, se mariait, avec le patriotisme français. Catholique au sens où l'entendait Bossuet : " Si l'on est obligé d'aimer tous les hommes, et qu'à vrai dire il n'y ait point d'étranger pour le chrétien, à plus forte raison doit-il aimer ses concitoyens  (...). Tout l'amour qu'on a pour soi-même, pour sa famille, et pour ses amis se réunit dans l'amour qu'on a pour sa patrie, où notre bonheur et celui de nos familles est renfermé."... " En revanche, je mets à distance ce christianisme devenu au cours de ces dernières décennies, dans la lignée de Vatican II, une folle machine à aimer l'Autre, quel qu'il soit et quelles que soient ses intentions. Le message d'amour universel du Christ est déconnecté de la loi divine et de l'enseignement de l'Eglise. Il est paradoxalement instrumentalisé au service d'une  destruction des nations et de la civilisation chrétiennes en Europe".  ......

............" La France n'est pas une race; elle est l'héritière de l'Empire romain; le destin historique de cette nation, comme le disaient Jacques Bainville ou Maurice Barrès, est de poursuivre la tâche de "civilisation" commencée sous les auspices du légionnaire romain au delà du Rhin"....  

............" La France a été le cœur battant de l'Histoire de l'Europe, et donc du monde pendant mille ans : la féodalité, les croisades, la monarchie absolue, les Lumières, la Révolution, la démocratie, la colonisation, le socialisme. En revanche, l'histoire du XX ièm siècle s'est faite autour d'elle, à ses marges; elle n'a rien maîtrisé, seulement subi : communisme, fascisme, nazisme, libéralisme, crise de 1929. La France, de sujet, est devenus un objet. D'actrice, spectatrice. Elle s'est retirée doucement de l'Histoire". ....

............" Ecrire l'Histoire de la France est la seule solution pour comprendre ce qui lui arrive. Cette nation, qui s'est n'est ni une race, ni une ethnie, ni même une géographie, est une construction tout artificielle, toute politique, qui doit tout aux hommes et rien aux éléments. Elle aurait pu ne pas exister, et ses populations et ses terres auraient sans dommage été réparties entre les Empires qui se partageaient l'Europe. Ce qui ne manqua pas d'arriver à plusieurs reprises. Inventée par l'Histoire, la France ne peut vivre que par l'Histoire, ou mourir par l'Histoire"... ....

............" Il ne sert à rien d'adoucir le roman national par le récit national, afin de le rendre plus crédible et plus "scientifique"; on n'apaisera jamais le courroux de nos censeurs.Dans le "roman national", ce qui leur déplaît n'est pas le terme "roman", mais l'adjectif "national". Tout ce qui est national est devenu honteux. Dangereux. C'est la nation qu'ils voulaient désagréger. Ils ont réussi. Avec un récit historiques en miettes, ils ont façonné une nation en miettes. Avec des histoires diversitaires, pour rendre hommage aux différentes mémoires, ils fabriquent une histoire des français et non plus une Histoire de France.... Chacun cuit sa petite histoire sur son petit feu identitaire"....  ..."Il ne faut pas se leurrer. Ce travail n'a laissé que des ruines. On ne pourra pas reconstruire ce qui a été saccagé."...   ...

..........." Tout se passe en vérité comme si la fonction suprême que se sont donnée nombre de nos historiens est d'utiliser l'Histoire pour en finir avec la France. Faire mourir par l'Histoire ce qui est né, a grandi par l'Histoire : la France"....  .....

........." On lui dénie (à la France : NDLR) ses racines chrétiennes, pour mieux implanter sur son sol et dans son âme la greffe islamique. Ce qui se joue aujourd'hui, sue le sol français, c'est la confrontation idéologique de deux systèmes civilisationnels différents et traditionnellement rivaux. C'est la réalisation de la prophétie de Bernanos dans "Les grands cimetières sous la lune" (1938) : " La chrétienté a fait l'Europe. La chrétienté est morte. L'Europe va crever quoi de plus naturel ". On dit à la France que ses ancêtres sont imaginaires pour mieux lui en inventer d'autres'"...  .....

........." Pourtant, dans les ténèbres, marchant à tâtons, les hommes continuent d'avancer. Le XXI ièm siècle sera, est déjà, le théâtre d'affrontements multiples, de destructions, de ruptures, d'effondrements, qui provoqueront des reconstitutions identitaires de nouveaux "nous", de nouvelles formes de sentiment d'appartenance qui reprendront des éléments du passé"...  ...."Nous approchons à grands pas aveugles ce que Drieu la Rochelle annonçait dans son roman "Le Feu follet" : "Il était l'heure des conséquences et de l'irréparable". " ...


           
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                     Ce livre, à contre courant de la pensée unique des "faiseurs d'opinion", est courageux; il  doit absolument être lu par tous les Français amoureux de leur pays et de son "Histoire", c'est à dire des grands récits qui donnaient du sens à la vie et à la souffrance humaine, farouches opposants á la dictature intellectuelle qui conduit à la réécriture d'une histoire détricotée en vue d'une culpabilisation collective.




           " Quand le Français dort, le diable berce la France".

                          BRANTÔME





mardi 23 octobre 2018

ECOLOGIE : Et si le bon sens l'emportait ?



     "La terre n'est belle que par la vie qui s'y déploie".

                     Fabrice HADJADJI


           Très belle chronique du philosophe Pierre-Henri TAVOILLOT qui pourrait inspirer tous les ayatollahs verts qui conduisent le monde à sa perte avec la bénédiction du GIEC  noyauté par des pseudo savants sous l'emprise de politiciens sans scrupule.


Réf. : Le Figaro  22 octobre 2018  "débats"






Avant première Nouveau Écologie : pourquoi il faut préférer la logique des petits pas à la Révolution

                                  " La voilà revenue, la révolution! Normal, dira-t-on, puisque son retour est compris dans son concept. Mais je note qu'en chemin, elle a tout de même changé. Elle était rouge ; elle est devenue verte. Elle annonçait un avenir radieux ; elle prophétise un futur piteux. Elle espérait, jadis, une société sans classe, elle craint désormais une planète sans vie! Et le récent rapport du Giec vient alimenter la conviction du dernier appel avant la fermeture de l'horizon, comme d'ailleurs le précédent, et même celui d'avant. «Pour limiter le réchauffement planétaire à un degré et demi, il faudrait modifier rapidement, radicalement et de manière inédite tous les aspects de la société.» Tiens, cela me rappelle quelque chose: «Revoluciòn o morte!»

Il ne me viendrait pas à l'esprit de nier la réalité du changement climatique et l'importance de ses conséquences: cela est établi et tous les savants convergent. Mais c'est sur les moyens politiques à mettre en œuvre que je me sens comme un citoyen désemparé, troublé par l'ampleur de l'injonction et le flou des moyens pour y parvenir. Par où l'on voit resurgir aussi un vieux débat: l'opposition entre réforme et révolution.

D'un côté, l'idée que le salut viendra d'un changement total de direction. Quand on s'est trompé de route, il ne sert à rien de ralentir, il faut faire demi-tour. Il faut donc opérer, comme au ski, une véritable «conversion», et j'utilise ce terme à dessein, car j'y vois le dernier avatar en date de notre esprit religieux. Une bonne Apocalypse: voilà qui permet de remobiliser les fidèles et de réenchanter le monde. Mais deux questions se posent tout de même: dans quel sens et comment?





                            L'objectif est clair: il faut limiter le réchauffement planétaire à un degré et demi. Bien! Comment? Par la réduction de l'émission de carbone. Fort bien! Comment? Grâce à la transition énergétique. Parfait! Qu'est-ce que cela veut dire? Et c'est là que les choses se gâtent. Après la lumineuse clarté de l'objectif général, on passe à l'obscurité contradictoire des solutions pratiques. Le diesel, détesté pour ses particules, serait peut-être moins nocif pour le climat que l'essence même sans plomb ; le nucléaire, abhorré pour ses déchets, est beaucoup moins toxique que les centrales à charbon ; l'éolien et le solaire, loués pour leur renouvelabilité, ont des inconvénients que l'on découvre peu à peu (besoin en métaux rares, production par intermittence), y compris pour le climat.

              Bref, la question de la politique à mettre en œuvre concrètement, de ses priorités et de ses urgences, est très loin d'être claire. Il faut ajouter que les marges de manœuvre politique sont faibles. À moins de passer en régime «dictature verte» - ce que certains souhaiteraient, il faut faire avec ceux qui ne sont pas prêts à sacrifier immédiatement leur vie aux générations futures, d'autant que ces sacrifices pourraient bien être vains (puisque les politiques à mener ne sont pas claires).

                             Imaginons même que le Giec  conçoive une politique claire, efficace et garantie pour lutter contre le changement climatique: elle supposerait d'abord des accords mondiaux sincères, sauf à ce que les plus vertueux soient les plus pénalisés ; cette politique exigerait en outre une puissance budgétaire dont la France ne dispose pas, vu sa dette abyssale ; elle réclamerait aussi une légitimité politique totale que l'on ne trouve que dans les temps de guerre. Alors oui! On nous dit que c'est la guerre ; guerre à la fois contre le temps qui passe et le temps qu'il fera. Mais, à moins d'être Don Quichotte, je ne vois pas qu'on ait jamais réussi à lutter contre cela. C'est d'ailleurs étrange de voir comme la dénonciation de la toute-puissance humaine qui va tuer la planète produit l'idée d'une hyperpuissance humaine qui peut la sauver, après une humble repentance et une révolution décroissante. Il y a décidément dans cette science-là un peu trop de morale à mon goût. Et trop peu de politique.






                               Ce n'est pas le cas de l'autre option, dite politique des petits pas ou jadis nommée réforme. À la logique de conversion, elle préfère ajuster l'action par un système pragmatique d'essais, d'erreurs et d'évaluation en tenant compte des innovations et des effets pervers imprévus. Alors, certes, on dira: «Pas à la hauteur des enjeux!» , «inconsciente de l'urgence!». Je pense, au contraire, que c'est la seule action qui soit moralement responsable tandis que le révolutionnaire ne vit que dans l'éthique de la conviction. Cette politique des petits pas exige donc qu'on renoue avec la politique.

               Qu'est-ce à dire? D'abord que la France notamment retrouve une marge de manœuvre budgétaire. Ensuite que l'Europe devienne une puissance (et non pas seulement un marché ou un droit). Enfin que les innovations technologiques soient soutenues pour que la lutte contre le changement climatique et l'épuisement des ressources ne soit pas que défensive ou punitive. L'incantation pour «sauver la planète» d'un cataclysme, qui est décrit aujourd'hui comme inévitable, est devenue, de manière paradoxale, un frein à l'action et une invitation au fatalisme. D'autant que la révolution est comme la vertu, on l'attend plus souvent des autres (de l'État, de la Chine, des «gens») que de soi-même: le souhaitable doit y remplacer d'un seul coup le réel. Tandis que la réforme, elle, s'oblige à examiner le souhaitable et le réel pour déterminer le possible et s'y tenir ".

                                           P-H TAVOILLOT

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                 Sera t'il possible un jour de "faire" de l'écologie intelligente au service non seulement de notre chère planète qui saura toujours affronter et surmonter les cycles climatiques qui ont déjà perturbé son histoire, mais aussi pour le bien être de ses occupants souvent "dissipés" mais toujours raisonnables quand cela est nécessaire, à condition de ne pas les prendre pour des imbéciles voire des demeurés mentaux ?... 


   " On ne mérite rien de beau, de bon, de grand sans sacrifice ".

                           André  SUARES