dimanche 31 mai 2020

RENAULT : Jean Dominique SENARD à LCI









                  " Primum vivere, deinde philosophari".
                  "Vivre d'abord et philosopher ensuite".


                          Merci Monsieur SENARD, votre passage ce matin sur la chaîne LCI a été admirable, digne du grand capitaine d'industrie que vous êtes. Quel contraste avec les discours des politiques, des médias et des syndicats sur les problèmes actuels rencontrés par Renault! 
                         Vous avez donné avec calme, mesure, intelligence, humanité, humilité, rigueur, mais aussi réalisme, une formidable leçon de conduite d'entreprise que nous n'avions pas entendue depuis très très longtemps, à tous ces pignoufs ignares et incompétents qui n'ont jamais rien compris ni à l'industrie ni à l'économie, et encore moins au volet social de toute société industrielle. 

                  Madame Aubry, fossoyeuse de l'industrie française littéralement "assassinée" par les tristement célèbres "35 heures", Monsieur Bertrand au boniment tout juste digne d'un marchand de cravates à la sauvette, j'espère que vous avez écouté ce remarquable interview et en tirerez les conséquences : laissez travailler ceux qui savent de quoi ils parlent !...Et vous salariés, ne gâchez pas cette formidable chance pour Renault que constitue la présence de Monsieur Sénard à la tête d'une entreprise que vous dites tant aimer.

                  Au mensonge, à la démagogie et à l'intérêt personnel qui dictent depuis des années les actions des politiciens et des syndicats, relayés par des journalistes incompétents à la recherche du sensationnel et du "buzz" (!), Jean Dominique Sénard a opposé la vérité, le réalisme et le dialogue, ne cachant rien de la difficulté de la tâche mais se montrant optimiste quant à l'issue de cette crise pour les salariés et pour l'entreprise Renault.

Bon courage Monsieur SENARD ! 

" Comment cela s'appelle-t-il quand le jour se lève, comme aujourd'hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que pourtant l'air se respire, et que l'on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s'entre-tuent, mais les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?"
"Cela a un très beau nom, femme Narsès, cela s'appelle L'ESPOIR."

                          Jean GIRAUDOUX     (Electre)






dimanche 3 mai 2020

DECONFINEMENT : ET LES DALTONIENS ?







        "Un c.. fait ce qu'on attend de lui, un idiot est imprévisible."

                           Michel AUDIARD  "Les Voleuses"


                     Dans ce gigantesque café du commerce qu'est devenu notre pays depuis quelques "semaines confinées", et encore plus depuis que le mot magique "déconfinement" a été prononcé, les interrogations les plus stupides les unes que les autres envahissent les plateaux de radio et de télévision et font l'objet de débats entre soi-disant ou autoproclamés experts en tout et n'importe quoi. Aussi je crois pouvoir me permettre cette question fondamentale qui ne devrait pas déparer dans ce concert de bêtises entendues à longueur de journée :  Quid des daltoniens qui sont incapables de lire les couleurs rouge et vert ? N'est-il pas scandaleux que le gouvernement abandonne cette minorité pour qui la vie est déjà bien grise ?.... 

                 Nul doute que nos journalistes transformés pour l'occasion en épidémiologistes, infectiologues, professeurs nimbus du coronavirus ou autres chercheurs brevetés Covid-19, vont bientôt se pencher sur cette question très sensible et bien plus "prégnante" comme on dit chez les bobos, que celle de savoir pourquoi deux mois après le début l'épidémie, se procurer un masque relève de l'exploit!.....Mais c'est vrai, les masques ne servent à rien comme disaient nos experts .....

         " Chez nous, le bordel on appelle ça : le repli stratégique."

                            Michel AUDIARD  "Un Taxi pour Tobrouk"




mercredi 29 avril 2020

DECONFINEMENT : Supermarché plutôt qu'église !






" Si les hommes sont si mauvais avec le secours de la religion, que seraient-ils sans elle ?".
                          Benjamin FRANKLIN


                     Stupéfaction et colère des catholiques, et plus généralement des chrétiens, devant l'interdiction de célébrer des messes, malgré le respect des règles sanitaires obligatoires et de bon sens, décidée par un pouvoir totalement dépassé par la situation à laquelle il a grandement contribué depuis le début, par son incompétence, son impréparation, ses atermoiements, son manque de lucidité et pire que tout ses mensonges jamais assumés. Jamais l'anti-catholicisme viscéral de ceux qui nous gouvernent ne s'était exprimé avec autant de violence qu'avec cette décision inique et sectaire. 
                    La charité chrétienne...nous suggère de pardonner à ces messieurs car "ils ne savent pas ce qu'ils font" comme nous dit le Christ dans les Évangiles, baignant depuis leur enfance dans un désert spirituel incommensurable dans lequel la religion, quelle qu'elle soit au demeurant, est au mieux ignorée, voire méprisée, au pire combattue comme aujourd'hui.

                     Comme le rappelle Jean-Pierre Le Goff (Le Figaro, 29 avril 2020) parlant des représentants de l'Etat : "dans la façon d'assumer des responsabilités et de faire face (compétence et autorité : ndlr), le tissu éducatif premier, le parcours de vie et de formation, l'acquisition d'une solide culture générale, la confrontation à l'échec et aux épreuves...sont décisifs". Le spirituel et le divin sont des sujets totalement inconnus de nos énarques technocrates sans foi, ni loi si ce n'est satisfaire leurs ambitions personnelles sans limites.

                      Nul doute que le peuple catholique de la France, sœur aînée de l'Eglise, saura dans les jours à venir se faire entendre dignement et fermement et qu'alors les fidèles pourront remplir les églises comme "les marchands du temple" les supermarchés, avec ou sans la bénédiction "urbi et orbi" du télé évangéliste Emmanuel Macron. 


                          " Un croyant est un incroyant qui croit".

                                   Monseigneur AUPETIT
                         




                              " Le Christ est malheureux en France."

                                     DIDEROT

                                     
                     

jeudi 16 avril 2020

COVID-19 : RAOULT, UN ÉNORME GÂCHIS !






            " Science sans conscience n'est que ruine de l'âme."

                         François RABELAIS


                    La médecine française ne sortira pas grandie de cet épisode Coronavirus au cours duquel nous assistons en direct à une succession d'affirmations péremptoires sans preuves scientifiques avérées, de contre affirmations tout aussi sujettes à caution, d'attaques ad hominem indignes de ceux qui les profèrent, de querelles de chapelle entre "éminents" professeurs ( un titre bien galvaudé!..), médecins hospitaliers ou généralistes des villes et des campagnes, et d'informations volontairement biaisées de la part des agences régionales de santé complètement dépassées par la situation à l'image de son ministère de tutelle et du gouvernement. Une cacophonie indigne que nous paierons très cher dans les semaines, mois et années à venir. 

                    La querelle picrocholine entre partisans et opposants au professeur Raoult en est un navrant exemple. Dans cette lamentable histoire, non seulement la médecine se ridiculise, mais également la science en général, piétinée sans vergogne par les deux camps.

Une chronique de François Chast, pharmacien des hôpitaux de Paris, remet "l'église au centre du village" avec lucidité et raison :

Réf. : Le Figaro, 14 avril 202

François Chast est pharmacien des hôpitaux de Paris et président honoraire de l’Académie nationale de Pharmacie.

       "Nous aimerions tous que Didier Raoult ait raison"

                       " L’histoire de l’innovation thérapeutique nous enseigne qu’un devoir de modestie doit guider la recherche scientifique et ceux qui la commentent. Le débat inédit auquel on assiste sur l’hydroxychloroquine ne sera pas clos aujourd’hui - le sera-t-il un jour ?
La chloroquine, disponible depuis la fin des années 1940, a été un précieux atout dans le traitement et la prévention du paludisme. Elle a été abandonnée il y a une trentaine d’années en raison de résistances du parasite. Un de ses proches dérivés, l’hydroxychloroquine, mis sur le marché au milieu des années 1950, peu efficace sur certaines formes de paludisme, est précieux dans diverses maladies inflammatoires comme le lupus et la polyarthrite notamment. Ce sont des médicaments peu coûteux : quelques euros par mois permettent de soigner un malade.
                       Peu coûteuse, facile à produire, l’hydroxychloroquine n’a cependant pas que des avantages. Elle n’est pas dénuée d’effets indésirables, comme une toxicité cardiaque récemment confirmée par une équipe new-yorkaise chez 11 % des malades atteints par Covid-19. Des risques à relativiser, toutefois, compte tenu de la faible durée durant laquelle on administre ces médicaments lors de cette maladie. Encore faudrait-il que, comme tout anti-infectieux, l’hydroxychloroquine soit utilisée précocement. Or, l’essai de l’Inserm, «Discovery», incluant des services de réanimation, n’est que partiellement adapté à cet impératif, ce qui ne manquera pas d’en faire critiquer les résultats.
La baisse de la charge virale, présentée comme un critère majeur d’efficacité, ne peut pas préjuger à elle seule de l’intérêt d’un médicament antiviral.
                          L’hydroxychloroquine a montré depuis longtemps son efficacité à l’égard de nombreuses bactéries, mais uniquement en laboratoire : légionnelles, bacille de Koch (agent de la tuberculose), salmonelles, listeria, et de nombreux virus responsables des maladies suivantes (Sida, SRAS, Grippe, Chikungunya, Dengue, Zika, Fièvre jaune, Ebola, Rubéole, Rage, Hépatites A, B et C, Poliomyélite, etc.). Mais aucune équipe au monde ne l’a encore utilisée avec succès pour traiter une maladie virale et plus spécifiquement une pneumopathie à coronavirus (Sras-CoV, Mers-CoV). Aucun des virus sensibles à l’hydroxychloroquine n’a été sensible à ce médicament lorsqu’il s’est agi de traiter des malades.
                            Ces échecs de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine avaient déjà été observés à l’égard des virus Ebola, chikungunya et de la dengue. Pire, les résultats obtenus en ce début avril 2020 à Détroit (USA) dans le cadre d’une étude comparative, (malheureusement de faible effectif), pourraient faire craindre que l’hydroxychloroquine soit associée à une dégradation de la fonction respiratoire des malades traités.
La baisse de la charge virale, présentée comme un critère majeur d’efficacité, ne peut pas préjuger à elle seule de l’intérêt d’un médicament antiviral, d’autant qu’on l’évalue ici par prélèvement nasopharyngé alors qu’il s’agit d’une maladie pulmonaire. L’efficacité d’un médicament doit d’abord se traduire sur des critères cliniques.
                              Même en situation d’urgence, les essais cliniques ne relèvent pas d’une « dictature des méthodologistes » comme veulent le faire croire aux médias et au gouvernement les partisans de l’utilisation de l’hydroxychloroquine. Depuis le Code de Nuremberg (1947), la recherche médicale doit être fondée sur des bases éthiques, et depuis 1963, la déclaration d’Helsinki en définit les contours. Quant au fait que seul le lent développement de la maladie ait permis la réalisation d’essais cliniques dans le sida, c’est un argument d’autant plus fallacieux qu’on ne saurait comparer une maladie dont la mortalité était de 100 % jusqu’en 1995 et le Covid-19 dont la mortalité est, en réalité, probablement inférieure à 1 % si on tient compte des nombreux malades peu symptomatiques et non diagnostiqués.
C’est bien un lien à la zone d’expansion épidémique qui impacte ces statistiques, et non les modalités du traitement du Covid-19.
                     Enfin, la comptabilité de la mortalité selon les régions, qui traduirait la qualité des soins en région PACA, voire dans le département des Bouches-du-Rhône, est non seulement statistiquement fausse, mais révélatrice d’une compétition morbide. Le 8 avril, on comptait, en PACA, 55 décès par million d’habitant contre 50 en Normandie, 43 dans les Pays de Loire, 35 en Occitanie 33 en Bretagne et 28 en Nouvelle Aquitaine. Par département, les Bouches-du-Rhône comptaient 71 décès par million d’habitant, la Loire Atlantique 39, la Gironde 37 et la Haute Garonne 16. C’est donc bien un lien à la zone d’expansion épidémique qui impacte ces statistiques, et non les modalités du traitement du Covid-19. À ce jour, le meilleur médicament reste l’oxygène !
                    Oui, nous aimerions tous que Didier Raoult ait raison, mais méfions-nous plus que jamais des « sentiments » ou de la « croyance ». Le fait scientifique n’est reconnu que s’il est démontré, et seul un essai clinique bien construit peut offrir aux malades et ceux qui les soignent une réponse fiable. Le doute doit rester le « meilleur » des conseillers. Travestissez, biaisez, médiatisez, politisez… avons-nous le droit de perdre du temps et de l’espoir en laissant courir des approximations ravageuses qui ne font qu’aider le coronavirus à poursuivre sa mortelle randonnée ?"

                **************************************************

Espérons que la raison finira par l'emporter, il y a urgence !

" Il vaut mieux mourir selon les règles que de réchapper contre les règles."

                          MOLIERE   ( L'amour médecin)




lundi 6 avril 2020

COVID -19 : avant et après





" Une civilisation repose sur ce qui est exigé des hommes, non pas sur ce qui leur est fourni."

                   Antoine de Saint-Exupéry

   
         Alors que l'on parle déjà de "déconfinement" de façon fort imprudente puisque, à l'évidence des bilans journaliers du ministère de la Santé, la lutte contre le virus est loin d'être terminée, il me revient les paroles du général de Gaulle prononcées lors d'un discours politique avec le RPF en novembre 1953 alors que la IV ième République sombrait dans le ridicule et la France dans le chaos :

" Le pays, à l'heure qu'il est, ne partira pas vers les sommets tout seul, il n'en a pas l'idée.....C'est seulement le trouble, les douleurs, les inquiétudes qui peuvent créer l'occasion."

Quelques années plus tard, en 1958, de Gaulle sera l'homme providentiel que le pays, en pleine déconfiture, appelle à son secours : "l'occasion" !... 


            La grande différence entre cette époque et maintenant est que, hélas, l'homme, ou la femme, providentielle ne s'est toujours pas fait connaitre ....Nous allons devoir affronter les tempêtes successives, sanitaires, sociales,économiques et politiques qui s'annoncent avec à la tête du pays des personnages de faible envergure, au mieux de bonne volonté mais dépassés car non préparés et incapables d'assurer leurs rôles de chefs.

    " Ce qu'une nation ne fait pas par elle-même, personne ne le fera à sa place".

                   Charles Pasqua






  

mardi 17 mars 2020

CORONAVIRUS ....suite






            Il faut bien en rire!

    "A l'isoloir le dimanche, à l'isolement le  mardi !"






mardi 10 mars 2020

CORONAVIRUS : Charles PEGUY et la grippe




               " Il faut des hommes à terre pour faire un héros debout."  

                                  Denis LALANNE    

        Réf. : FigaroVox : "Coronavirus: Et si Péguy avait déjà tout vu?" 10 mars 2020


                                  Dans cette période d'agitation tout azimut autour de la prolifération d'un virus encore mal connu et de ce fait inquiétant, il est réjouissant, réconfortant et étonnant de se rappeler les réflexions de Charles Péguy lorsqu'en 1900 il a "attrapé subitement une grippe carabinée" alors qu'il écrivait un numéro des "Cahiers de la quinzaine". Il a alors consacré 3 cahiers à la grippe. 

                Quelques extraits de l'article de Salomon Malka :

             ........" Il (Péguy) en a découvert tous les signes, y compris la découverte que le virus est "facétieux", qu'il va, qu'il vient, qu'il esquive celui-ci et fonce sur celui-là: "Au moment où je me flattais d'un espoir insensé, tout un régiment de microbes ennemis m'envahissaient l'organisme où, selon les lois de la guerre, ils marchaient contre moi de toutes leurs forces:non pas que ces microbes eussent des raisons de m'en vouloir; mais ils tendaient à persévérer dans leur être". ......" ....

           ........" L'écrivain a tout vu dans ces textes (Les Cahiers) qui remontent au tout début du siècle dernier. L'obsession de la moindre surface où le virus aurait pu se poser, la course-poursuite à travers tous les lieux où le corps s'est frotté, les tentatives de remonter, comme deans une enquête policière, à toutes les étapes traversées et toutes les personnes croisées, le rétropédalage, dans sa tête, de toutes les stations où il aurait pu faire des rencontres funestes, l'anticipation des gestes les plus spontanées pur les freiner dans leur élan...Et puis la listes ds batailles à mener, des barrières à ériger, des règles d'hygiène à instaurer, des comportements à changer.   ...."....

            ....... " Péguy décrit le va-et-vient du virus, mais aussi le va-et-vient des humeurs, du bonheur éprouvé dans la lecture sous la couette au désespoir le plus profond, du dérèglement des corps à tout système qui se grippe (!), et des Pensées de Pascal aux Dialogues de Renan. ....." .....


           ......." "Il faut songer à guérir" dit-il. Et au "citoyen docteur révolutionnaire" qui lui demande pour quelles raisons, il en avance deux. D'abord il craint que sa mort ne cause "une épouvantable souffrance pour plusieurs et une souffrance pour beaucoup". Ensuite, il voudrait terminer son travail et éviter de laisser inachevées quelques entreprises commencées. ...." ...


                           Une réflexion que ne renieraient pas les responsables de la santé en France qui actuellement font un travail remarquable que bien des pays nous envieront une fois l'épidémie jugulée. Il ne restera plus qu'à s'attaquer à la bêtise, une épidémie qui se propage toujours plus vite .....Vaste programme !


" Les temps sont durs, vive le MOU (Mouvement Ondulatoire Unifié)."

               Pierre DAC





jeudi 27 février 2020

FESSENHEIM : ARRÊT EN DÉPIT DU BON SENS




" Ecologie, oui bien sûr, mais avec de vrais scientifiques et des industriels, pas avec des khmers verts."

                    Luc FERRY





               Dans une indifférence quasi générale l'Etat français vient de commettre une erreur industrielle et stratégique monumentale en arrêtant la centrale nucléaire de Fessenheim, cédant ainsi à la "démagogie énergétique" et à l'écologisme, idéologie mortifère, anti-progrès et gauchisante qui s'impose en Europe, relayée par la nouvelle pythie du "nouveau monde", Greta Thunberg, triste marionnette manipulée par les prêcheurs d'apocalypse.

                Cette décision qui contribuera, rappelons-le, à dégrader le fameux"bilan carbone" de la France va fragiliser durablement notre équilibre énergétique, le nucléaire en étant la pierre angulaire pour le plus grand bénéfice des consommateurs et....de la lutte contre le réchauffement climatique, n'en déplaise aux cassandres aux petits pieds et au tout petit QI.


               Renaud Girard rappelle les enjeux et conséquences de cette malheureuse  et incompréhensible décision gouvernementale que rien ne justifiait.

                         -----------------------------------------------------


   Réf. : "Fessenheim, proie du fanatisme écologiste". Figaro Vox, 25 février 2020

                                  "Le 22 février 2020, la France a appliqué une décision industrielle à l’exact opposé de ses intérêts à moyen et long terme. Elle a fermé le premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim et fermera le second en juin prochain, mettant fin à 42 ans de production électrique bas carbone en Alsace.
                  La fermeture de cette centrale, considérée comme particulièrement sûre par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ne répond à aucune urgence technique, ni à aucune contrainte d’aménagement du territoire. Elle est purement idéologique. Elle résulte d’une promesse faite aux écologistes par François Hollande lors de sa campagne présidentielle de 2012. La promesse fut reprise par Emmanuel Macron dans sa campagne de 2017.
                 Comme les consommateurs de l’électricité produite à Fessenheim, qu’ils soient alsaciens, lorrains, belges ou allemands, dans ce marché européen interconnecté, ne vont pas du jour au lendemain décider de s’éclairer à la bougie, il faudra bien remplacer cette production par celle de centrales à charbon ou à gaz, situées quelque part en Europe. Les centrales nucléaires émettent en moyenne 80 fois moins de CO2 par kilowattheure produit que les centrales à charbon et 45 fois moins que les centrales à gaz. La fermeture des réacteurs de Fessenheim va se solder par l’émission annuelle supplémentaire de 8 millions de tonnes de CO2 en Europe, soit l’équivalent de 15 % des émissions annuelles d’une région comme l’Île-de-France.
                 La fermeture de Fessenheim représente une double balle dans le pied que se tire la France. Premièrement, elle diminue la capacité du programme nucléaire français, qui est l’une des grandes réussites industrielles de notre pays, initiées par la république gaullienne. Ce n’est pas par hasard que la Grande-Bretagne a décidé de renforcer son équipement en centrales nucléaires et qu’elle en a commandé à l’industrie française. Deuxièmement, cette fermeture contrevient directement à la lutte contre le réchauffement climatique d’origine humaine, dont la France est le leader depuis qu’elle a fait adopter l’accord de Paris par les délégations de 195 pays, le 12 décembre 2015, à la suite des négociations de la COP21. Car la production d’énergie nucléaire a le mérite d’émettre extrêmement peu de gaz à effet de serre.
                 Il est grave qu’en France le fanatisme idéologique l’ait emporté sur le pragmatisme industriel. Il convient ici de bien faire la différence entre l’écologie et l’écologisme. La première est une science, qui étudie les êtres vivants dans leur milieu, en tenant compte de leurs interactions. Comme toutes les sciences, elle doit être enseignée et respectée, afin que les hommes parviennent à mieux conserver leur environnement naturel. L’écologisme est une idéologie, née dans les années 1970, opposée à la croissance, et qui cherche à s’arroger le monopole de la question écologique. Dans ses méthodes, l’écologisme est comparable au communisme, qui jadis cherchait à s’approprier le monopole de la question sociale. Comme les mouvements communistes d’autrefois, l’écologisme peut devenir fanatique, voire sectaire. Il faut lire l’ouvrage de Bruno Durieux, Contre l’écologisme, Pour une croissance au service de l’environnement (Éditions de Fallois), qui résume parfaitement la question.
                   Seuls les fous et les inconscients ne se préoccupent pas de la dégradation de notre environnement. Il est évident que les autorités publiques doivent lutter contre la dégradation de la qualité de l’air que nous respirons dans nos villes et de l’eau que nous puisons dans nos nappes phréatiques. Elles doivent se coordonner pour assurer la propreté de nos océans, interdire la surpêche, maintenir la diversité des espèces, etc. Cependant, sur une planète qui compte 7 milliards d’hommes, on ne relèvera pas le défi écologique contre la science, mais avec elle, et grâce au progrès technique. Quand les OGM créent des plantes capables de résister aux parasites sans l’appoint d’intrants phytosanitaires, et que ces cultures ramènent davantage de biodiversité, il faut être pour les OGM. En matière de production d’énergie électrique, il faut maintenir le parc nucléaire, tout en investissant massivement dans la recherche (comme dans le projet Iter à Cadarache), de manière à réduire progressivement la masse des déchets radioactifs produits.
                   Mais pourquoi le site de Fessenheim a-t-il été visé ? Pour plaire aux Allemands voisins. Après la catastrophe de Fukushima au Japon (2011), la chancelière Merkel décida démagogiquement que l’Allemagne (pays pourtant non soumis aux tremblements de terre et aux tsunamis) devait renoncer au nucléaire. Aujourd’hui, ses centrales au charbon polluent notre air de leurs particules fines. Notre indépendance énergétique est une affaire trop importante pour être soumise aux aléas de l’idéologie ou de la diplomatie."
                 ---------------------------------------------------
                         Que de bêtises sont dites, que de fautes sont commises, que de mauvaises décisions sont prises au nom de l'écologisme ! L'écologie, quant-à elle, et son corollaire, la poursuite du développement raisonné de notre planète, source de progrès qui doivent profiter à toute l'humanité, a toute sa place dans cette aventure, encore faut-il  la confier à des responsables compétents et raisonnables. Qui peut nier que de nombreux critères de développement humain sont au vert? Le taux d’extrême pauvreté n'a jamais été aussi bas, d'alphabétisation, aussi élevé. Le niveau de vie moyen est plus fort que jamais. L'espérance de vie mondiale a plus que doublé depuis 1900 et atteint un sommet absolu en 2019. La mortalité infantile est plus basse qu'elle ne l'a jamais été. La mortalité par catastrophe naturelle (4 millions de morts en 1931, 10 000 en 2019...) et par maladie infectieuse est au plus bas. Bien sûr beaucoup d'inégalités sont à corriger, beaucoup d'excès sont à sanctionner, mais ce n'est pas l'écologisme qui peut le faire, mais l'innovation, le bon sens, l'effort de tous et....l'écologie bien comprise !
" Pourquoi pas une loi pour nous apprendre à éplucher les épluchures!".
                      Le MEDEF


mardi 18 février 2020

HOMMES D' ÉTAT ET PIGNOUFS DE LA RÉPUBLIQUE




                                    Un nouvel et improbable épisode de la bande de pieds nickelés de la macronie plonge encore une fois notre pauvre pays dans le ridicule, la colère, la sidération. Fantoche prétentieux et plein de morgue, grossier personnage n'hésitant pas à exposer et utiliser sa famille pour les besoins de sa campagne électorale puis à la trahir pour satisfaire ses fantasmes, Benjamin Griveaux, peut-être atteint par un coronavirus psychiatrique...., va rejoindre l'armée sans cesse grandissante des "pignoufs de la République"  qui constituent la garde rapprochée d'un Président de la République,  pitoyable télévangéliste inter mondialiste du "nouveau monde".....

              Maxime Tandonnet s'interroge avec lucidité sur la disparition des homme d'Etat.

                    --------------------------------------------------- 
Réf. : Figaro Vox 18 février 2020,  "Où sont passé les hommes d'état français?"

                    "L'affaire Griveaux qui frappe le monde politico-médiatique à la veille des élections municipales renvoie à une question fondamentale :
D’où vient le naufrage de la vie publique française dans la médiocrité ? Où sont passés les hommes d’État ? 
                    Une vision classique de l’histoire politique française oppose la Ve République à celles qui l’ont précédée, la IIIe et l’IVe : avant 1958 régnaient les ténèbres, et après, la lumière. Ce schéma, qui bénéficie d’un large consensus, met en balance l’instabilité gouvernementale des régimes précédents et la stabilité- ou l’immobilisme - de l’actuel système présidentialiste qui garantit à l’exécutif une permanence de cinq ans.
                      Cependant, cette vision manichéenne - avant, le mal, et après, le bien - se heurte à un constat : la France d’avant 1958 a su engendrer d’authentiques hommes d’État. Aujourd’hui, elle produit certes des personnalités politiques, mais semble de plus en plus impuissante à former et porter aux plus hautes responsabilités des hommes ou des femmes d’État, c’est-à-dire des dirigeants qui placent le service de l’État ou de la chose publique, la res publica, au-dessus de leur intérêt et de leur destin personnel.
                     Des noms prestigieux viennent aussitôt à l’esprit: Léon Gambetta, Adolphe Thiers (le «Libérateur du territoire»), Jules Ferry, Pierre Waldeck-Rousseau, Aristide Briand, Georges Clemenceau, Alexandre Millerand, Raymond Poincaré, Édouard Herriot, Léon Blum, Georges Mandel, André Tardieu… Plus récemment Vincent Auriol, Antoine Pinay, Pierre Mendès France, Charles de Gaulle.
                    Aucun ne peut prétendre à la sainteté. Tous avaient de sérieux défauts et ont commis un jour ou l’autre des erreurs. Mais tous avaient en commun leur engagement au service d’une cause qui dépassait leur propre sort : la patrie (Clemenceau, Poincaré, Tardieu, de Gaulle), les principes républicains hérités de la Révolution française (Herriot), la paix internationale (Briand), le sort de la classe ouvrière (Blum). Ils se combattaient les uns les autres, tout en se respectant. L’ambition personnelle comptait bien entendu, mais se confondait avec des convictions, un idéal.
                    La notion traditionnelle d’homme d’État contraste avec l’image qui prévaut aujourd’hui, dans l’opinion, d’un dirigeant politique national. Le premier pense et travaille avant tout dans une perspective d’intérêt général, il respecte le peuple et ne s’accroche pas au pouvoir. Le second est un séducteur, ne recule pas devant les promesses démagogiques, ni les coups de communication.
                    L’idée qu’il se fait de lui-même, la vanité, l’emporte sur le dévouement au bien commun. L’obsession de son destin personnel et de son avenir électoral l’emporte sur la conscience des malheurs publics, même quand lui-même est à l’origine des troubles ou du chaos. D’ailleurs, la dérive de la vie publique dans le fanatisme de l’ego, au détriment des débats d’idées et de l’intérêt général, explique l’état d’hystérie permanent qui a gagné la politique française.

 Les hommes d’État sont-ils une espèce de voie de disparition ?

                    Jusqu’aux deux tiers du XXe siècle, la vocation politique venait naturellement aux esprits les plus brillants d’une génération, à l’image de Raymond Poincaré, déterminés à mettre leur talent et leur culture au service du bien public. Désormais, l’image dévalorisée de la politique semble exercer un effet dissuasif qui en détourne, sauf exceptions, les plus doués d’une génération : ceux-là choisiront de préférence l’entreprise, les affaires, la recherche scientifique, au prix souvent de l’expatriation.
                   La IIIe République, par sa politique éducative, a su former une élite dirigeante d’un haut niveau. Celle-ci disposait, à travers la maîtrise parfaite du latin et du grec, de la littérature française, de l’histoire et de la philosophie, d’outils nécessaires à la compréhension du monde, une vision transcendant les intérêts égoïstes.
                    Cependant, à l’œuvre depuis plusieurs décennies, la politique de nivellement par le bas et le sacrifice de l’excellence se traduisent par l’effondrement du niveau moyen de la classe dirigeante et sa chute dans la médiocrité. D’ailleurs, l’obsession de l’ego en politique est la quintessence de la société du néant décrite par Gilles Lipovetsky dans L’Ère du vide. Un monde dominé par les valeurs narcissiques se prête mal à l’affirmation d’hommes ou de femmes d’État.
                    Le régime politique actuel est lui aussi en cause. Le système parlementaire des IIIe et IVe Républiques, avec tous ses défauts, a su constituer, à travers les Chambres élues au suffrage universel, un vivier d’où ont émergé quelques d’hommes d’État, choisis pour leurs idées et leur compétence. Bien au contraire, le présidentialisme actuel, issu d’une Ve République dégradée par la perte du sens de l’intérêt général et la dérive de la vie publique en grand spectacle médiatisé, favorise des acteurs télégéniques et des virtuoses de la communication.

                   Le vivier potentiel des hommes ou femmes d’État n’est sans doute pas complètement épuisé. Mais pour les quelques rares personnalités de la vie politique pourvues d’un authentique caractère, d’une vision et d’un sens de l’État, comment franchir le filtre des grands médias nationaux qui valorisent bien au contraire le conformisme gesticulateur et bavard, mais sans lesquels aucune notoriété n’est envisageable ? ".
                 -------------------------------------------
L'idéal exige une incarnation. Notre pauvre pays attend toujours !!

                 "Je n'aimerais pas être à ma place."
                               Jean CAU

mardi 4 février 2020

CARDINAL BARBARIN : JUSTICE ENFIN !




" Il n'y a pas de plus grand crime contre l'esprit que de donner mauvaise conscience à celui qui dit la vérité."

                         Jean ROSTAND

                                           La Justice française s'est honoré en confirmant la relaxe du cardinal Barbarin dans le procès politico-médiatique des pourfendeurs haineux de l'Eglise catholique, affaiblie par le scandale avéré de pédophilie qui la ronge depuis des années. Ils se sont trompés sciemment d'adversaire; Monseigneur Barbarin, suivant en cela les difficiles mais réelles initiatives de Saint Jean Paul II et Benoît XVI pour éradiquer cette ignominie, a traité avec rigueur, célérité, vigueur et humanité les "affaires" qui ont meurtri le diocèse de Lyon, après des années de silence honteux et de compromission de ses prédécesseurs.  Ce verdict les a laissés sans voix, momentanément très certainement, leur haine pathologique de la religion catholique est inextinguible. Mensonges, caricatures, blasphèmes (la loi l'autorise...alors allons-y) injurieux, rien ne les arrêtera!
"Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils font".

                 La tribune parue dans La Croix en décembre 2018 avait déjà rétabli la vérité. Il n'est pas inutile de la relire. 


                  ------------------------------------------------

Réf. : La Croix, Décembre 2014

TRIBUNE de :

Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois, ancien évêque auxiliaire de Lyon, Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, ancien vicaire général de Lyon, Pierre Durieux, ancien directeur de cabinet du cardinal Barbarin.
               Le 6 décembre 2014         
                          « Les mois, les années passent et le scandale Preynat perdure. Libre à chacun d’avoir ses avis, de signer les pétitions qu’il veut, de publier sa légitime indignation sur des crimes aussi honteux et destructeurs pour les victimes. De notre côté, notre liberté et notre devoir est aussi de témoigner de quelques faits objectifs au sujet du cardinal Barbarin, auprès de qui nous avons travaillé respectivement 6, 7 et 10 ans. Ayant fait partie de ses plus proches collaborateurs, et l’ayant aujourd’hui quitté pour d’autres services, notre parole aussi est… libérée.
                   Nous sommes témoins que le cardinal Barbarin a rencontré toutes les victimes qui acceptaient ses propositions de rendez-vous, qu’il désirait les écouter toutes et chacune personnellement, et qu’il a entendu du fond du cœur l’immensité de leur souffrance.
                           Nous sommes témoins qu’il a tenu à faire intervenir des victimes dans une formation dispensée aux prêtres de son diocèse tout comme dans une Messe dite de « réparation ».
                           Nous sommes témoins qu’il a fait adopter des mesures les plus répressives qui soient en matière de lutte contre la pédophilie, plus nettes et plus claires que celles adoptées au plan national et au plan international, en particulier par cette disposition : « Tout prêtre ayant commis des faits d’agression sexuelle sur mineur quelles que soient la date des faits et la date de découverte de ces faits, se verra écarté définitivement de tout ministère » – mesures saluées en son temps par la Parole Libérée.

                            Nous sommes témoins qu’il a été un évêque courageux et intransigeant dans la gestion des dérives des communautés religieuses sur lesquelles il avait autorité.
                            Nous sommes témoins que c’est lui qui a demandé au pape de lever la prescription qui empêchait le procès canonique du Père Preynat, que c’est lui aussi qui a confié ce procès à trois juges indépendants pour que justice soit rendue par des non-lyonnais, et que c’est encore lui qui a suspendu le Père Preynat de son ministère, lui interdisant également la célébration des sacrements, même en privé.
                           Nous sommes témoins qu’il lui aurait été mille fois plus facile de démissionner et que la démission ne lui aurait pas posé l’ombre d’une difficulté si le pape l’avait demandée.
                          Nous sommes témoins qu’auditionné pendant 10 heures, perquisitionné à deux reprises, ausculté dans ses agendas et ses carnets personnels, traqué par certains journalistes, caricaturé, insulté, diffamé quotidiennement, il n’a jamais eu un mot, même en privé, contre les magistrats, les victimes, les journalistes…
                          Nous sommes témoins qu’il a insisté auprès des victimes pour qu’elles portent devant la justice les faits qui les concernent, ainsi que l’a écrit le procureur de la République dans son classement sans suite d’août 2016, et comme le prouvent plusieurs correspondances.
                          Nous sommes témoins qu’il a agi sans détour dans deux affaires de mœurs qui touchaient des prêtres de son diocèse Nous sommes témoins qu’il s’est aussi trouvé face à des cas de conscience pour des faits plus anciens déjà gérés, même mal, par ses prédécesseurs. Nous sommes témoins qu’il a dix fois exprimé ses regrets pour ses hésitations, quand bien même elles n’ont jamais blessé un seul enfant.
                         Nous sommes témoins que, piégé par une journaliste de Mag2Lyon qui s’était fait passer pour une victime, il l’a directement encouragée à porter plainte. Chacun peut lire le discours qu’il tint alors en privé, puisque cette journaliste publia fidèlement son verbatim : « Tant pis si c’est une honte supplémentaire pour l’Église, car cela peut rendre service à tout le monde. Si vous portez plainte, on va interroger ce prêtre, et c’est très bien. Et même pour lui parce qu’il faut arrêter de mentir. »
                          Nous sommes témoins de la manière dont systématiquement on a omis ou déformé les décisions judicaires rendues, faisant croire qu’elles étaient motivées par la prescription. Nous sommes témoins de l‘oubli de la chronologie ou du contexte, laissant croire qu’il aurait couvert des faits sous sa responsabilité !
                         Nous sommes témoins que la stupide formule « Grâce à Dieu, les faits sont prescrits » n’était rien d’autre qu’une maladresse pour dire que fort heureusement aucun des faits reprochés au Père Preynat ne s’était reproduit depuis 1991, c’est-à-dire plus de 10 ans avant son arrivée à Lyon. Une formulation dont il s’est immédiatement expliqué et excusé, à la seconde où la question lui a été posée.
                        Nous sommes témoins que, dans toute cette adversité, il est resté un homme de Dieu, priant, centré sur sa mission, enthousiaste, soucieux de dialogue, désireux de comprendre, « créatif, courageux et missionnaire », comme l’a écrit le pape François.
                        Nous sommes témoins que nombre d’attaques contre le cardinal relèvent davantage du règlement de comptes idéologiques que de la lutte contre la pédophilie ou de l’amour de l’Église…
                       Nous sommes témoins qu’un archevêque de Lyon, ça ne démissionne pas. Tout évêque, solidaire de son peuple pour qui il a donné sa vie, se sait appelé à assumer sa mission jusqu’au bout.

Qu’il demeure archevêque de Lyon ou non est d’ailleurs une question qui le regarde. Notre responsabilité – votre responsabilité – c’est de demeurer dans la vérité. Dans cette « vérité qui rend libre » (Jean 8, 32) ».
                                      Mgr Jean-Pierre Batut, Mgr Pierre-Yves Michel, Pierre Durieux
              ----------------------------------------------------------


                       " L'espoir meurt en dernier."

                                Bernard GRUET